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Les enquêteurs ont débloqué l’iPhone Apple a résisté mais pourrait-il continuer

Depuis 2013 et les révélations d’Edward Sbnowden, les géants du web tentent de redorer leur blason, éclaboussés par le scandale. Apple s’est fait le héraut du chiffrement au sein de la Silicon Valley allant à l’encontre des desiderata des agences gouvernementales et de son propre gouvernement. Tim Cook, son CEO, n’a eu de cesse de […]

Depuis 2013 et les révélations d’Edward Sbnowden, les géants du web tentent de redorer leur blason, éclaboussés par le scandale. Apple s’est fait le héraut du chiffrement au sein de la Silicon Valley allant à l’encontre des desiderata des agences gouvernementales et de son propre gouvernement. Tim Cook, son CEO, n’a eu de cesse de le répéter, dans les médias ou face au directeur de la NSA : le chiffrement de bout-en-bout est le seul à même d’assurer une réelle protection des données des internautes. Imaginer instaurer des backdoors accessibles uniquement aux personnes bien intentionnées est une chimère.
Maintenant que le gouvernement des États-Unis a craqué et ouvert un iPhone, Apple est sous pression pour trouver et corriger la faille. Cela va de sa continuité dans le commerce. On ne s’en rend pas compte mais le bras de fer entre le département de la justice américain et Apple est très important pour la vie privée et le cryptage en ligne. Mais alors c’est quoi le litige ?
À la demande du ministère de la Justice, un juge fédéral a ordonné à Apple Inc, le mois dernier, pour aider le FBI à débloquer un iPhone crypté utilisé par Syed Farook, qui, avec sa femme, Tashfeen Malik, a tué 14 personnes en Décembre dernier. Plus précisément, le gouvernement voulait qu’Apple puisse  créer des logiciels qui remplacerait une fonction «auto-wipe» qui est conçu pour qu’après avoir fait 10 mauvaises tentatives de deviner le mot de passe de l’iPhone, elle rend toutes les données illisible sur le téléphone de façon permanente.
Selon notre confrère le Newyork Times, le procureur Eileen M. Decker a déclaré que  «Notre décision de conclure le litige a été fondée uniquement sur le fait que, avec l’aide récente d’un tiers, nous sommes maintenant en mesure de débloquer que l’iPhone sans compromettre toute information sur le téléphone ».
Cette information a glacé les ‘patron’ d’Apple. En effet, les défis commencent par le manque d’informations sur la méthode que les autorités, à l’aide d’un tiers, ont utilisée pour percer les secrets de l’iPhone. Selon Wired, les fonctionnaires fédéraux ont refusé d’identifier la personne ou de l’organisation, qui a aidé à casser l’appareil, et ont refusé de préciser la procédure utilisée pour ouvrir l’iPhone.
Cette situation, Apple l’a connaît car il est constamment entrain de regarder ce qui se fait et de connaître la situation pour ne pas être piraté mais la nature exceptionnellement importante de ce piratage – et le fait que le pirate était le gouvernement des Etats-Unis – crée une situation difficile pour la compagnie. Apple est une entreprise, et il doit gagner la confiance de ses clients sans cela il ne vendra plus ses produits. De plus, Apple doit être perçu comme pouvant corriger cette vulnérabilité le plus tôt possible.
Les ingénieurs d’Apple ont également commencé à élaborer de nouvelles mesures de sécurité qui rendraient plus difficile pour le gouvernement d’ouvrir un iPhone verrouillé. La réponse est venue d’un communiqué de presse ou il est écrit que «Nous allons continuer à augmenter la sécurité de nos produits comme les menaces et les attaques sur nos données qui deviennent plus fréquentes et plus sophistiqués».
Pour l’instant, avec le manque d’informations sur la faille dans l’iPhone 5C qui fonctionne avec iOS 9, les experts en sécurité ne peuvent que spéculer sur la méthode utilisée pour déverrouillé l’iPhone. En effet, Forensics experts ont dit que le gouvernement aurait pu attaquer le système d’Apple en utilisant une méthode largement discuté pour extraire des informations à partir d’une zone protégée dans le téléphone en retirant une puce et tromper un mécanisme qui bloque le mot de passe, afin de trouver le mot de passe de l’utilisateur et déverrouiller les données. Les autorités ont peut-être utilisé une procédure sur la puce de stockage du téléphone, appelé une puce NAND, puis l’a copié sur une autre puce, appelé «NAND-miroir» et lancer la recherche du mot de passe.
Mais alors qui a gagné? Chaque partie revendique une victoire. Les autorités disent qu’ils ont atteint leur objectif , débloquer l›iPhone, tandis que Apple a résisté avec succès à une ordonnance du tribunal qui serait préjudiciable à ses clients et à lui-même. Par contre, avec tous les cryptages qu’il y a, il est apparu qu’il y avait d’autre façon pour débloquer un iPhone. Et cela va ouvrir la voie à des confrontations plus juridiques.
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Written by itmag2003

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