L'Essentiel
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Lors de la conférence de presse improvisée, Moussa Benhamadi, déclare « La 3G, le m-paiement seront opérationnels au 1er trimestre 2013 »

Pour les équipementiers et fabricants de terminaux, cela sert pour vendre des équipements télécoms, des téléphones et des tablettes. Pour le ministre des PTIC, « cela sert avant tout pour le contenu » « La 3G sera opérationnelle pour les citoyens au cours du premier trimestre de 2013 », a souligné Moussa Benhammadi lors d’une conférence de presse organisée […]

Pour les équipementiers et fabricants de terminaux, cela sert pour vendre des équipements télécoms, des téléphones et des tablettes. Pour le ministre des PTIC, « cela sert avant tout pour le contenu »

« La 3G sera opérationnelle pour les citoyens au cours du premier trimestre de 2013 », a souligné Moussa Benhammadi lors d’une conférence de presse organisée lors de la « Réunion des cadres du ministère », qui s’est déroulée du 9 au 10 décembre. Mais pas seulement. Il a ajouté que « le cahier des charges est en préparation ». A la question de savoir quelle est la solution qui a été choisie et quel serait le prix de la licence, il nous a répondu qu’« il y aura un prix qui va être défini pour la licence 3G et dont j’ignore le montant ». Il faut tout de même se rappeler que la 3G pour le public devait être lancée en 2012 et qu’une partie du cahier des charges a été entamé et puis plus rien. Tout s’est arrêté. Il a fallu attendre l’entrée en fonction de Sellal, le nouveau Premier ministre, pour que cela reprenne. Revenant sur les normes, Moussa Benhamadi dira : « Nous allons vers la 3G, soit 3.5G soit 3.9G mais nous allons d’abord vers la 3G. D’autres parlent de 4G. Avons-nous les moyens pour la 4G ? », faisant référence au citoyen qui est déjà écrasé par la cherté de la vie. Il ajoute que « pour la 4G, les opérateurs devront tout changer «core, BTS, transport- et cela nécessite beaucoup de moyens. Derrière tout cela, les opérateurs proposeront automatiquement, s’il veulent rentrer dans leurs frais, des prix élevés pour leurs abonnements ». Tout est une question de budget. A la limite extrême, pour le consommateur moyen, 3G ou 4G représente pour lui le fait d’avoir une connexion Internet en mobile et donc de pouvoir utiliser son smartphone à plein régime. Grâce à des débits largement plus élevés, ils permettent l’accès à une gamme très large de nouveaux services électroniques tels que la navigation sur Internet, la réception et l’envoi de courriels, la télévision, le téléchargement de musique, la géolocalisation et bien d’autres encore. Quoiqu’il existe d’autres méthodes telles que le Wi-Fi public dont le premier hotspot a été installé à la Safex par… un certain Moussa Benhamadi lorsqu’il était PDG d’Algérie Télécom. D’ailleurs, dans ce sens et lors du speech d’Azouaou Mehmel , PDG d’Algérie Télécom, est évoquée dans l’un de ses slides la mise en place de hotspot Wi-Fi public comme il en existe partout dans le monde. Cela permettra d’avoir de l’Internet partout et lèvera la pression qui existe sur l’Adsl. Encore quasi inexistante il y a une génération, puis réservée à un nombre restreint, la téléphonie mobile s’est, en quelques années, développée de façon considérable jusqu’à afficher aujourd’hui un taux de pénétration de la population supérieur à 100%. Les premiers réseaux 3G ont vu le jour en 2003. Pour les équipementiers et fabricants de terminaux, cela sert pour vendre des équipements télécoms, des téléphones et des tablettes. Pour le ministre des PTIC, « cela sert avant tout pour le contenu », conclu-t-il. Il faudra par ailleurs étudier très en amont l’architecture du réseau 3G, qui sera en partie seulement identique aux réseaux 2G, pour l’optimiser dans l’implantation des BTS –émetteurs- en vue de couvrir une surface maximum de territoire. Ce travail d’étude et d’ingénierie doit être fait pendant qu’il en est encore temps, c’est-à-dire avant le début du déploiement du réseau, car les coûts d’ajustement seraient incomparablement plus élevés une fois celui-ci réalisé. D’un autre côté, et à propos d’Algérie Télécom, il dira que « nous sommes en pleine réflexion sur le devenir d’Algérie Télécom et nous envisageons un accompagnement ». Dans la stratégie digitale de l’Algérie, l’opérateur Algérie Télécom est un élément important et critique dans ce dispositif. Et le PDG d’Algérie Télécom, Azouaou Mehmel, disait dans son speech avant la conférence de presse qu’« Algérie Télécom allait remplacer l’ensemble des AXE et des DSlam » tout en ajoutant que « l’entreprise ne peut pas tout faire » tout en parlant de l’immense chantier « transport » qui est aujourd’hui de 300 Gb/s mais qui va croître fortement avec l’entrée de la 3G et la démocratisation de l’Internet. D’ailleurs, comme proposition, il y a la création d’une entreprise destinée uniquement aux équipements passifs. Là encore, le partage de l’effort financier semble s’imposer. C’est donc à un partage du financement entre ces acteurs mais également l’Etat, qui aurait en matière d’aménagement du territoire une responsabilité à assumer.
Azouaou Mehmel ajoute qu’« Algérie Télécom n’a pas anticipé les besoins et qu’il va falloir faire des partenariats de longues durée avec des équipementiers, ce qui nous permettra d’acheter des équipements au fil de l’eau » d’autant plus que, selon sa présentation, il y aura plus de 2 millions de lignes à installer pour 2014. Concernant les chiffres, Azouaou Mehmel dira qu’en 2012, il y a 15% d’augmentation dans le chiffre d’affaires d’Algérie Télécom avec un 20% d’augmentation de raccordement. Revenant à la conférence de presse de Moussa Benhamadi, il en a profité pour parler de m-paiement en disant qu’« Algérie Poste, Algérie Télécom et Mobilis vont lancer en 2013 une plateforme de m-paiement avec un porte-monnaie électronique ». Il faut tout de même savoir que Racimo, la plateforme de paiement de recharge entre Algérie Poste et Mobilis fonctionne depuis plus de 3 années. Les paiements mobiles ou Mobile Payments sont toutes les transactions effectuées depuis un téléphone mobile et débitées soit sur la carte bancaire, soit sur la facture opérateur, soit sur un porte-monnaie électronique. Il y a 3 catégories de paiement par mobile : les paiements à distance, les paiements de proximité devant une borne, ou bien les transferts d’argent de mobile à mobile. Ces moyens de paiement innovants font l’objet de nombreuses expérimentations réussies dans le monde par les opérateurs mobiles, les banques et les villes. Les technologies qui sont les plus utilisées dans le monde sont le m-commerce, le paiement par SMS et les applications et la technologie NFC qui semble être la plus utilisée car elle utilise l’infrastructure monétique existante. Si l’on se fie à ce que disent les personnes présentes lors de cette deuxième journée, 2013 risque d’être l’année du digital en Algérie d’autant plus que, selon plusieurs importateurs de terminaux mobiles que nous avons rencontrés, les ventes de smartphones augmentent de jour en jour.

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Écrit par itmag2003

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