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L’Université de Médéa est la première à en acquérir un L’Algérie se met aux supercalculateurs

L’université Yahia-Farès se dote du premier supercalculateur puissant qui fait partie d’une liste de 19 HPC (High Performance Computing) dont l’Algérie veut s’équiper pour la recherche scientifique Un programme national, chapeauté par la Direction de la recherche et du développement technologique, qui dépend du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, dotera plusieurs […]

universite de MedeaL’université Yahia-Farès se dote du premier supercalculateur puissant qui fait partie d’une liste de 19 HPC (High Performance Computing) dont l’Algérie veut s’équiper pour la recherche scientifique
Un programme national, chapeauté par la Direction de la recherche et du développement technologique, qui dépend du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, dotera plusieurs universités de supercalculateurs dont la puissance de calcul permettra aux chercheurs ainsi qu’aux universitaires associés de procéder à leurs travaux dans les domaines les plus pointus. Aujourd’hui, le calcul haute performance (HPC) est devenu incontournable dans la plupart des domaines des sciences et de la recherche. Contacté, le Dr Fareh Abdelhak, du département d’informatique, ne cache pas son enthousiasme. « C’est le premier supercalculateur que l’université de Médéa reçoit et il nous sera très bénéfique dans nos projets de recherche ; que ce soit en matière de calculs intensifs, de simulations ou de modélisations », déclare-t-il. Il s’agit d’un programme global qui est « pour le moment à un niveau régional mais une liste d’autres universités qui recevront le même équipement est élaborée », affirme-t-il encore. Le modèle acquis par l’université de Médéa, qui inaugure par la même occasion son premier centre d’expertise sur le calcul scientifique, est un HPC IBM embarquant les dernières technologies de processeurs. D’une puissance d’environ 15 Téraflops, équivalent à 15 millions de milliards d’opérations par seconde, il sera un atout précieux pour l’ensemble de la communauté des chercheurs de l’université, soit plus de 1 000 personnes. Selon Djaoued Allal, directeur général de Comparex, qui a déployé et installé le HPC de l’université de Médéa et se basant sur les témoignages de la communauté scientifique, « les chercheurs de l’université de Médéa souffraient de lenteurs énormes lorsqu’ils devaient utiliser des applications métiers afin d’effectuer leurs calculs. Grâce au supercalculateur, une requête qui prenait 15 jours se fait aujourd’hui en 30 minutes. Ainsi, la solution adoptée fournit 20% de performance supplémentaire par rapport aux exigences ». Le HPC IBM de l’université de Médéa possède en son sein 32 nœuds avec 6 cœurs par nœud permettant de faire des calculs intensifs dans le domaine de la simulation et pourrait être utilisé par les tissus industriels pour des calculs intensifs. « Pour ce premier HPC, nous l’avons aussi doté de logiciels pour la recherche », souligne encore le directeur général du groupe Comparex. Il faut savoir que l’implémentation de la solution a été réalisée par les équipes « 100% algérienne », souligne Djaoued Allal, en collaboration avec IBM. Et en ce qui concerne le montant de ce marché, Hamid Djaballah, directeur général d’IBM Algérie, affirme que « le montant du marché communiqué par l’université de Médéa et tel que publié lors de l’attribution du marché est de 32 millions de dinars ».

Il faut savoir que les superordinateurs sont utilisés pour toutes les tâches qui nécessitent une très forte puissance de calcul comme les prévisions météorologiques, l’étude du climat, la modélisation moléculaire ou le calcul des structures et propriétés de composés chimiques, ainsi que les simulations physiques telles que les simulations aérodynamiques, les calculs de résistance des matériaux, etc. Parmi les projets qui ont déjà commencé à utiliser le centre d’expertise, un travail de recherche sur l’optimisation des cellules photovoltaïques pour la production d’énergie solaire.
Le directeur général d’IBM Algérie, Hamid Djaballah, a affirmé de son côté que cette opération s’inscrit dans le cadre de « la stratégie d’IBM visant à développer les relations universitaires en Algérie et à devenir le partenaire d’une éducation en mouvement ». « Notre objectif est de renforcer les synergies entre recherche, innovation et création de valeur pour répondre aux grands enjeux de la société et permettre une étroite collaboration autour des projets de recherche », poursuit-il. Il faut tout de même savoir qu’il existe un projet de Grid Computer avec comme « lead » le Cerist qui pourrait mutualiser l’ensemble des HPC et servir l’écosystème algérien et le tissu industriel national. 2013 verra l’entrée en Algérie de plain-pied dans le « club » des pays disposant de supercalculateurs qui permettront non seulement aux chercheurs de toucher du doigt les environnements HPC mais de pouvoir réaliser des travaux qu’ils ne pouvaient faire avant le HPC.
Ce n’est que le début sachant que dans un futur très proche, nous verrons l’émergence de supercalculateurs à 100 ou 200 nœuds qui pourront aller jusqu’au pétaflop (soit 1 000 000 de milliards [1015] d’opérations par seconde). Ne dit-on pas que l’appétit vient en mangeant ?

 

A Savoir

Un superordinateur (ou supercalculateur) est un ordinateur conçu pour atteindre les plus hautes performances possibles avec les technologies connues lors de sa conception, en particulier en termes de vitesse de calcul. La science des superordinateurs est appelée HPC, pour High Performance Computing, ce qui se traduit par calcul haute performance.

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Written by itmag2003

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