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Lutte contre le piratage TV: Temps durs en Europe et par ricochet en Algérie

Le piratage des TV payantes en Europe devra connaitre des temps durs en Europe et par ricochet en Algérie avec la signature récente d’un accords entre l’Audiovisual Anti-Piracy Alliance (AAPA) et Europol. En effet les deux instances ont décidé de renforcer leurs coopération dans la lutte contre le piratage audiovisuel en Europe à travers notamment […]

Le piratage des TV payantes en Europe devra connaitre des temps durs en Europe et par ricochet en Algérie avec la signature récente d’un accords entre l’Audiovisual Anti-Piracy Alliance (AAPA) et Europol.

En effet les deux instances ont décidé de renforcer leurs coopération dans la lutte contre le piratage audiovisuel en Europe à travers notamment l’échange d’informations sur les activités de piratage de la TV payante et une coordination facile et plus rapide des actions à entrevoir.
L’Europol a mis, dernièrement, hors d’état de nuire un grand réseau de pirates de la TV payante en Espagne et l’AAPA compte bien soutenir activement les actions de la division d’Europol spécialisée dans la lutte contre les violations des propriétés intellectuelles en Europe.

La lutte contre le piratage TV s’intensifie
Outre Europol, les pays européens ainsi que certains grands bouquets TV comme Canalsat et Sky TV, ont intensifié cette année leur lutte. En effets, plusieurs opérations policières ont été effectuées depuis le début de l’année contre les réseaux du piratage TV en Europe, des actions pouvant affecter sérieusement le marché florissant du décryptage illégal de chaines payantes en Algérie et dont les serveurs sont dans leur majorité installés dans le vieux continent.
L’une des opérations majeures en date est celle menée au Royaume-Uni où la police britannique a procédé à une série d’arrestations lors d’une vaste descente coordonnée visant à arrêter un réseau qui revendait des décodeurs TV pirates pouvant décoder de nombreux bouquets payants. Les interventions policières, effectuées dans plusieurs villes du Royaume-Uni, ont permis l’arrestation de 6 personnes, dont un homme de 37 ans, suspecté d’être à la tête du réseau de distribution des décodeurs pirates, de la vente des abonnements et du blanchiment d’argent. Une quarantaine de décodeurs modifiés ont été saisis lors de cette vaste opération qui s’est déroulée en coordination entre plusieurs corps de sécurité britanniques impliqués dans la lutte contre le piratage TV.
L’autre pays qui a décidé de mener une lutte implacable contre le piratage TV est le Portugal. Les autorités de ce pays ont procédé le démantèlement d’un réseau de Card-sharing, qui comptait environ 570 clients et qui revendait ses abonnements TV pirates pour 10 à 15 euros par mois. L’enquête a permis l’arrestation de deux personnes soupçonnées d’être les responsables du réseau, basés au Portugal (mais dont les serveurs étaient hébergés à l’étranger).
Un autre réseau de pirates, cette fois-ci, italiens et français utilisant la méthode du card-sharing a été aussi démantelé. Le réseau spécialisé dans le décryptage d’abonnements Sky Italia et Mediaset Premium impliquait 241 personnes en Italie. Il a été saisi un équipement technique nécessaire à la distribution d’abonnements pirates Sky et Mediaset Premium qui étaient commercialisés 20 euros par mois. Le réseau de revendeurs et clients couvrait plusieurs villes italiennes et s’étendait jusqu’en France où l’enquête se poursuit toujours pour démanteler les installations hébergées dans ce pays.
Toujours en France, le responsable du site spécialisé dans la diffusion de films en streaming «full-stream.net» a été mis en examen et écroué. Le jeune homme de 22 ans aurait obtenu plus d’un million d’euros de revenus de l’exploitation publicitaire de son site selon l’Association de lutte contre la piraterie audiovisuelle.
De leurs côtés, les principaux fournisseurs hollandais se sont associés contre le cardsharing. En effet, NL Kabel, CAIW, Delta, M7 et Ziggo se sont regroupées et associées pour lutter contre le cardsharing sur leurs réseaux. Ces fournisseurs ont décidé de coopérer en échangeant leurs données et en se fixant comme but commun de lutter contre le piratage TV. Ces entreprises ont également déclaré ne ménager aucun effort pour identifier puis poursuivre les pirates et aussi les clients de ces réseaux.
En Allemagne, les réseaux de piratage TV connaissent des temps durs. Un pirate a été envoyé en prison pour avoir partagé illégalement des chaînes. L’homme de 53 ans avait partagé illégalement le bouquet sky deutschland. Nagravision avait fait une enquête avec Sky et avait pu remonter jusqu’au pirate. A travers ce type d’opération, la Justice allemande veut envoyer un message clair aux pirates.

Les bouquets TV contre-attaquent
Après le lancement par Canalsat d’une grande opération de lutte anti-piratage de son bouquet TV en juin 2016, dont le résultat a été jugé «décevant»,  le groupe français vient d’annoncer une contre attaque d’envergure qu’elle compte mettre en oeuvre en janvier 2017.
En effet, Canalsat devrait prendre, à partir de cette date, des mesures pour lutter contre le piratage  de ses offres TV, mais des abonnés officiels seront touchés par cette action. Canal+ a contacté plusieurs de ses abonnés pour les inviter à vérifier si leur décodeur restera compatible à partir de janvier 2017, date à laquelle l’ opérateur mettra en place ces nouvelles mesures pour renforcer la protection de ses offres TV contre le piratage et notamment le Card Sharing.
Canalsat lancera en janvier 2017 la nouvelle norme de sécurisation des ses chaines TV en l’occurrence le Viaccess ACS 5.x, considéré comme inviolable. Avec la version de 2016, Canalsat compte mettre un terme au piratage de son bouquet TV. Pour rappel, Canalsat avait lancé le 1er juin dernier une énième mesure pour lutter contre le piratage de ses offres TV par satellite. Mais cette action a été un grand flop. En effet, quelques jours seulement après le lancement de l’opération, toutes les chaines TV de ce bouquet, y compris les 5 chaines phares de Canalsat, en l’occurrence Canal +,  ont été une nouvelle fois décodées.

L’Algérie touchée dans un premier temps, mais le piratage TV a de beaux jours devant lui
En Algérie, ce type d’opérations effectuées en Europe peut faire très mal au marché du piratage TV, car la majorité des serveurs pirates sont hébergés à l’étranger dont en Europe. Un service IPTV (télévision par Internet), NDA TV, lancé il y a deux ans, a été conçu en Algérie par des Algériens. Comptant près de 10.000 clients en Algérie et à l’étranger, il propose 780 chaines en qualité HD. On y trouve aussi bien les bouquets Canal +, Canalsat, beIN Sport, Sky ainsi que les chaines algériennes, tunisiennes et marocaines pour ne citer que celles-là. Les démodulateurs sont reliés à des ordinateurs connectés via internet à des serveurs installés en Allemagne et en France pour qu’ensuite les contenus soient diffusés vers les abonnés. Toutefois, il y a de plus en plus de réseaux de décryptage TV qui hébergent leurs serveurs en Algérie et qui proposent des abonnements de bouquets TV satellitaires et IPTV du monde entier à la vente dans des packs démodulateur + serveur à des prix ne dépassant guère les 15 euros par an (entre 2600 DA et 3000 DA/an). Un article sur le piratage TV en Algérie a été publié dans un précédent numéro d’IT Mag.

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Written by itmag2003

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