L'Essentiel
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Mise en ligne de la première chaîne de fabrication de cartes mères par Condor : L’indépendance technologique

Et « un » de plus pour le groupe Antar Trade Benhamadi dans un éventail de produits déjà très large. Electroménagers, ordinateurs, récepteurs, démodulateurs numériques, téléviseurs? et depuis peu,  cartes mères. L’entreprise investit beaucoup (un peu plus de 400 millions de dollars pour la ligne de production) et mise sur la diversification de son portefeuille technologique. Et […]

Et « un » de plus pour le groupe Antar Trade Benhamadi dans un éventail de produits déjà très large. Electroménagers, ordinateurs, récepteurs, démodulateurs numériques, téléviseurs? et depuis peu,  cartes mères. L’entreprise investit beaucoup (un peu plus de 400 millions de dollars pour la ligne de production) et mise sur la diversification de son portefeuille technologique.

Et « un » de plus pour le groupe Antar Trade Benhamadi dans un éventail de produits déjà très large. Electroménagers, ordinateurs, récepteurs, démodulateurs numériques, téléviseurs? et depuis peu,  cartes mères. Ceci, aux côtés d’autres références à venir. Prenant la parole lors de l’inauguration de la ligne en de production flambant neuve, face à parterre d’invités, M. Abderrahmane Benhamadi, président du groupe éponyme, résume la démarche de l’entreprise dans son v?u de détenir la totalité du processus de diversification des produits fabriqués et labellisés Condor ainsi que tous les maillons en aval comme en amont. La naissance de cette unité est également la réponse directe à « une pression énorme » des industriels de l’informatique de par le monde vis-à-vis desquels le groupe veut imprimer son indépendance. « Il existe une pression énorme de la part des acteurs de l’informatique dans le monde qui empêche l’existence d’une industrie informatique à part entière en Algérie », dixit M. Abderrahmane Benhamadi, pour lequel l’objectif majeur est de mettre sur le marché national un ordinateur totalement conçu et fabriqué dans le pays. Et parmi les premières conséquences de pouvoir imprimer sa propre carte mère pour une entreprise du secteur, le « gain de 2 à 3 dollars » sur les coûts de fabrication qui se répercuteront forcément sur les prix de vente ainsi que la capacité de renforcer, à travers l’acquisition d’un savoir-faire, le volet maintenance et réparation d’une pièce considérée comme la plus sensible dans le cycle de vie d’un ordinateur. Un aspect d’importance capitale sachant que la plus-value est plus forte dans le service après-vente que dans le produit lui-même. Un segment d’ailleurs dans lequel Condor a fait toute la différence en multipliant les sites d’assistance et de SAV.  Sur ce point précisément, « le taux de retour a été de -1% en 2011 et 80% des pannes ne sont que des pannes software dues à la méconnaissance du client », affirme Rachid Saïb, directeur commercial de Condor Informatique. Ce que nous avons pu constater de visu lors de la visite de la ligne de fabrication des cartes mères. Celles-ci passent par deux grandes étapes, l’une totalement automatisée et la seconde manuelle, dont l’épilogue est le contrôle qualité. La première phase, à proprement parler et si on exclut le packaging, est la SMT (Surface Mount Technology). Située au rez-de-chaussée de l’usine Condor, la machine dépose les composants de la carte qui ne traversent pas le PCB (Printed Circuit Board). Les composants sont déposés sur la carte grâce à un robot. A titre de précision, le PCB d’origine qui est imprimé est fabriqué par une société tierce simplement parce que le fabriquer soi-même appelle à produire de très grandes quantités sous peine de ne plus être rentable comme investissement. D’où le choix pour Condor de se passer de cette étape. La fabrication ou plutôt l’impression de la carte peut commencer  à travers la première machine qui va recouvrir certaines parties du PCB d’une fine couche d´étain qui permettra à la deuxième machine d´implanter les petits composants sur la carte (résistances, diode …) qui se trouve dans un rouleau. Le robot l’extrait et l’installe à sa place. A la sortie, les composants de surface sont installés. Il reste maintenant à « planter » les principaux composants, tels les chipsets. Puis la carte va passer dans un dans un bain d’étain à 250 degrés qui va permettre de souder les composants implantés. A partir de cette phase, il y a deux contrôles au bout de la chaîne. Un premier contrôle visuel et un contrôle en fonctionnement. Un étage plus haut, c’est la chaîne DIP (Insertion Process). Cette étape n’est plus automatique et devient manuelle dans la mesure où les composants (slot, connecteurs, condensateurs…) doivent traverser le PCB et le sont donc manuellement. Enfin, c’est le contrôle de qualité. Condor est d´ailleurs très strict sur ce point, puisque toutes les cartes doivent passer un « boot test ». Auparavant, il y a un contrôle visuel après la sortie de la carte mère du bain d’étain. Toutes les pattes de circuits qui dépassent sont systématiquement coupées et l’étain en plus retiré dans le but d’obtenir des soudures nettes. La carte est installée dans un banc d’essai qui va insérer le bios et en même temps la tester dans son ensemble. Une fois cette étape franchie avec succès, la carte passe dans un banc d’essai qui va faire un test de démarrage mais aussi de l’ensemble des sorties (mémoire, son, écran, réseau?). Cette carte est alors bonne pour la dernière phase qui est celle de devenir un micro-ordinateur dans la chaîne de montage. Depuis le lancement de cette unité, Condor table sur une production minimale de 450 unités par jour. Et pour rester dans les chiffres, dans un marché estimé, rien que pour 2011, à un peu plus de 400 000 machines, dont 50% sont détenues par les différentes marques présentes en Algérie, Condor Informatique se partage les 50% restants avec d’autres fabricants nationaux, en plus de la part des machines dites « clones » montées en magasin. Pour 2011, plus de 25 000 machines ont été vendues par Condor, principalement les ordinateurs de bureau, pour un chiffre d’affaires global de 750 millions de dinars. Pour l’année à venir, « Condor veut porter ce chiffre à plus  20% avec la multiplication des points SAV ». Aujourd’hui, le réseau de vente de Condor Informatique est constitué de 50 partenaires revendeurs et 13 points SAV avec pour perspective d’étendre ces derniers à un minimum de 1 par wilaya. Il faut savoir que Condor Informatique est devenue à présent  la seule entreprise en Algérie, et même à l’échelle régionale, à imprimer ses propres cartes mères qu’elle intègre dans sa chaîne de fabrication d’ordinateurs. Au-delà, cette même intégration sera possible dans d’autres produits que le groupe fabrique. Volet informatique toujours, Condor élargit sa gamme de produits à la tablette, dont le lancement commercial est prévu pour le premier trimestre de 2012, aux clients légers, aux serveurs ainsi qu’aux tableaux interactifs. Gamme qui se verra doté de la même carte mère que le groupe produit lui-même.

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Écrit par itmag2003

There are 2 comments

  • BABDELHAFID. dit :

    OU JE PEUS TROUVER VOTRE CARTE-MERE QUE « CONDOR » fabrique.
    je suis à ALGER. MERCI.

  • amrouchi_med dit :

    je suis a la recherche d’un circuit d’alimentation de la carte mère de la machine a laver de marque condor ci joint référence du circuit:lnk 354 pn 36202.D
    MERCI DE BIEN VOULOIR M’ORIENTER VERS UN REVENDEUR DE CE PRODUIT.je suis a Oran

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