L'Essentiel
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NOUVELLE IMPRIMANTE L’impression 3D pour vous impressionner !

Ça y est, on y est déjà et à grands pas : l’impression 3D, moins chère, plus fiable et sans doute plus rentable, fait fantasmer les économistes et les adeptes du «do it yourself», comme vous et votre chroniqueur, fortement impressionné par le sujet ! Elle fait surtout couler beaucoup d’encre dans les médias. La presse s’est […]

imprimanteÇa y est, on y est déjà et à grands pas : l’impression 3D, moins chère, plus fiable et sans doute plus rentable, fait fantasmer les économistes et les adeptes du «do it yourself», comme vous et votre chroniqueur, fortement impressionné par le sujet ! Elle fait surtout couler beaucoup d’encre dans les médias.

La presse s’est donc emparée du phénomène et certains analystes américains n’hésitent pas à considérer cette technologie futuriste comme le fondement d’une nouvelle ère industrielle. Un temps de liberté où ce ne serait plus les industriels qui concevraient et fabriqueraient nos produits de tous les jours, mais nous-mêmes. Just do it, uarait dit la célèbre pub. Et ça n’a pas tardé, les premières boutiques d’impression 3D ont déjà ouvert leurs portes à New-York et, en France, pays qui suit souvent le mouvement, le réseau Top Office commence à équiper ses points de vente. Il suffit donc de venir avec son objet 3D sur une clef USB pour venir l’imprimer. Simple comme un click ! Il faut dire que le mouvement DIY (Do it Yourself) et l’émergence de réseaux de Fablabs (ateliers ouverts) est particulièrement dynamique aux Etats-Unis et ce n’est pas un hasard si le président Barack Obama lui-même en a fait un outil de reconquête industrielle pour son pays affecté par la crise économique. Mais, pour l’heure, l’impression 3D par soi-même et pour soi-même ne concurrence pas encore, en tout cas sérieusement, l’industrie. Anticipant le mouvement et flairant surtout le bon filon, les grands industriels ont, en effet et dès 2000 équipé leurs ateliers prototype d’imprimantes 3D professionnelles. Confidentiel jusqu’à cette date, avec quelques mille machines de plus de 5000 USD vendues par an, le marché a atteint les 5000 machines en 2007. Et, après une chute drastique des investissements lors de la crise financière de 2008/2010, il est reparti en flèche, si bien qu’en 2012, il s’est écoulé environ 8000 imprimantes dans le monde. Un fabuleux marché de 2,2 milliards de dollars car le prix de ces machines peut aller de quelques dizaines de milliers de dollars jusqu’à 400.000 USD pour les plus puissantes. Souvent pionnières en matière d’innovation technologique, l’aéronautique et l’automobile ont été les premiers secteurs industriels à se doter d’imprimantes 3D.
Et cela se comprend aisément car l’application numéro 1 est le prototypage rapide et les gains en temps apportés par la technologie sont spectaculaires : plusieurs mois de gagnés sur la conception d’un moteur, d’une boite de vitesse ! C’est un gain crucial pour un constructeur automobile dans un marché déprimé et en forte concurrence, notamment en Europe. Et maintenant que la technologie est plus fiable avec des imprimantes encore plus faciles à entretenir et vu qu’on peut imprimer encore plus de matières, d’autres secteurs d’activité y viennent aussi. Mais si l’impression 3D convainc davantage dans les bureaux d’études, elle est encore loin de s’être imposée dans les ateliers de production. Mais qu’à cela ne tienne, cette machine révolutionnaire est désormais capable d’imprimer des matériaux utilisés dans les produits définitifs, comme les plastiques ABS ou l’Ultem, une résine très résistante.
Tout cela est bien beau, mais, revers de la médaille, la lenteur de l’impression 3D la met toutefois hors course dès qu’il s’agit de produire des objets en très grande série ou même en volumes moins importants. Un modèle 3D volumineux et à la géométrie complexe peut nécessiter plusieurs dizaines d’heures d’impression, voire plusieurs centaines dans certains cas de figure. Impossible de tenir alors la cadence de production dans l’automobile, encore moins lorsqu’il s’agit d’une batterie ou d’un boitier de smartphone. La situation est toutefois différente dans les industries où les séries de fabrication sont plus limitées.
Par exemple, dans l’aéronautique où les fabricants réalisent de plus en plus de pièces en impression 3D. C’est notamment le cas des éléments de structure des avions en titane, un métal extrêmement résistant et dont le point de fusion atteint l’infernal 1650°.
Pour imprimer ce type de matériaux complexes, la 3D nécessite alors le recours à des lasers surpuissants ou même des flux d’électron. A la clef, des pièces réalisées plus rapidement qu’avec les technologies traditionnelles. Ainsi, dès 2002, le constructeur Boeing exploite la technologie SLS (Selective Laser Sintering) dans ses programmes militaires et civils.
Le SLS est une technique de prototypage rapide par frittage laser sélectif sans phase liquide. Il est utilisé pour créer des objets 3D, strate par strate, à partir de poudres qui sont frittées ou fusionnées grâce à l’énergie d’un laser de forte puissance, comme un laser CO2.
Et, plus récemment, des pièces de l’avion de combat F-35 de Lockheed-Martin, des pièces du Dreamliner 787 de Boeing sont réalisées par ce procédé, de même que des pièces du drone européen Neuron. La technologie a par ailleurs été reprise dans le secteur de la santé : la fabrication de prothèses de titane sur mesures est une application typique pour l’impression 3D. Et comme on n’arrête pas le progrès, il s’est vendu 200 imprimantes 3D pour métal dans le monde en 2012. La 3D, ç vous impressionne, moi, beaucoup, chers geeks !

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Written by itmag2003

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