L'Essentiel
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Passant de la menace en une opportunité La mVoIP est entré dans le marché

Et ce qui devait arriver arriva. La Voip va vers le mobile. Après que les opérateurs mobiles n’ont pas encore trouvé la façon de monétiser la croissance des données mobiles, ils sont maintenant devant une nouvelle menace : comment se protéger contre la cannibalisation des SMS et des revenus vocaux de la VoIP mobile (mVoIP). […]

Et ce qui devait arriver arriva. La Voip va vers le mobile. Après que les opérateurs mobiles n’ont pas encore trouvé la façon de monétiser la croissance des données mobiles, ils sont maintenant devant une nouvelle menace : comment se protéger contre la cannibalisation des SMS et des revenus vocaux de la VoIP mobile (mVoIP). mVoIP est fondamentalement l’utilisation des  applications dites over-the-top (OTT) et la plus connue dans ce domaine est Skype sur les appareils mobiles ou encore Viber
Il leur  faut pour cela un nouveau modèle économique d’autant plus qu’avec l’introduction du terminal intelligent ou samrtphone a fait changer la donne. Au niveau mondial, le nombre d’internautes fixes va continuer à progresser  mais parallèlement, les utilisateurs de l’Internet mobile vont connaître un développement encore plus rapide, pour dépasser les accès fixes et cette croissance est alimentée par les pays émergents, la Chine en particulier. Ce voudrait dire qu’à terme, dans les deux prochaines années, il y aura plus d’internautes mobiles que d’internautes fixes. Et cela change la donne.  On vient de passer à la version 2.0 dans le modèle économique des Telco. Pour s’en rappeler, il faut savoir que la version 1.0 était basée essentiellement sur la voix, les SMS et un peu de data comme contenu multimédia. Le modèle économique Telco 1.0 a pu maintenir une certaine stabilité en se concentrant sur une logique d’intégration verticale dans laquelle, d’un côté, l’opérateur investit auprès de fournisseurs d’équipements ou de contenus et, d’un autre côté, rend payant l’accès pour le consommateur final. Il se rémunère sur des services qu’il intègre et qu’il contrôle dans une proposition de bout en bout, amortissant ainsi les investissements en infrastructure associés. Il a pu, à ce moment, surfer sur les révolutions technologiques mais cela ne suffit pas. Avec l’accroissement des abonnés mobiles, l’utilisation de la 3G et bientôt la 4G un nouveau marché de type horizontal commence à poindre la tête. On ne s’adresse plus à l’utilisateur final car des sociétés en amont de la chaîne de valeur sont prêtes à financer du contenu proposé gratuitement à l’utilisateur. Des services « over-the-top » comme Skype viennent aisément supplanter les revenus voix des opérateurs. Aujourd’hui, la « killer application » a du mal à émerger mais la 4G va faire en sorte qu’il y aura des propositions de valeur bien différenciée entre acteurs et par rapport à celle du haut débit. Les opérateurs mobiles voient en la mVoip un danger clair surtout avec la quasi-omniprésence de la 3G et l’avènement de la technologie LTE dans de nombreux marchés. De plus, avec la 3G/4G, il y aura mécaniquement un nombre croissant de clients qui ont accès à des vitesses de données élevées requises pour mVoIP avec surtout la pénétration des smartphones qui entraînent une croissance concomitante à l’adoption mVoIP. La boucle infernale. Et si on ajoute le prix qui peut être jusqu’à 100 fois inferieur, alors la mVoip a de quoi s’installer. Ce modèle est basé sur l’effet de réseau, de sorte que plus les gens utilisent le service plus il grossit. Les réactions des opérateurs mobiles ne se sont pas fait attendre. Certains ont carrément bloqué les canaux mVoip, d’autres sont entrés en concurrence tandis que d’autres choisissent d’aller vers les tribunaux pour revoir les conditions. Les OTT mettent une telle pression sur les opérateurs mobiles aujourd’hui que ces derniers sont en train de regarder d’autres business-plan. L’évolution du marché des télécommunications vers le « tout-IP » représente une menace pour les revenus voix et SMS des opérateurs télécoms. Selon Arthur D. Little, « les possibilités d’ouverture des marchés adjacents [comme l’automobile, l’énergie, les services financiers, etc. NDLR] sont très fortes mais ne compenseront pas ces pertes de revenus ». De plus, le marché même en matériel change.
Le cabinet Forrester Research a publié une étude sur le marché des tablettes. Au-delà de la croissance attendue, la place considérable prise par ce type de terminal est étonnante, y compris en entreprises. « Les tablettes ne sont pas les gadgets informatiques les plus puissants mais elles sont les plus pratiques », a déclaré Franck Gillet, analyste chez Forrester Research, à l’occasion de la publication de la dernière étude du cabinet, « les Tablettes domineront le paysage de l’informatique individuelle ».  56 millions de tablettes ont été vendues en 2011 et Forrester anticipe une croissance annuelle moyenne de 46% jusqu’en 2016 où les ventes représenteront alors 375 millions d’unités. Au total, 760 millions de tablettes devraient alors être en circulation dans le monde. D’autant plus que selon Gartner les produits et services IT grand public généreront 2,1 trillions de dollars en 2012.
La consumérisation
La tablette est au croisement de deux phénomènes qui révolutionnent le marché du poste de travail : la consumérisation de l’IT (utilisation d’outils grand public à des fins professionnelles) d’une part, le BYOD (Bring your own device, apportez votre propre terminal) d’autre part. En 2011, 36% des entreprises soutiennent d’une manière ou d’une autre l’acquisition de tablettes et 44% estiment que leurs dépenses sur ce créneau vont augmenter. En 2016, si les deux tiers des tablettes seront achetées par les personnes physiques, la plus grande partie devrait connaître un usage mixte personnel/professionnel. Cette tendance devrait être mondiale. Les marchés émergents devraient représenter 40% des ventes mondiales en 2016 alors que les PC et les smartphones n’y ont pas encore décollé. Le succès devrait également être très important en Chine.  Enfin, en ce qui concerne la connectivité pour la VoIP mobile, il existe trois méthodes : appel via le Wifi, appelez sur un réseau de données exploitant, ou faire un appel à l’aide du réseau voix opérateur grâce à une fonctionnalité de rappel (l’appel est connecté à une passerelle à l’aide d’un réseau opérateur local, d’où la passerelle convertit l’appel à la VoIP). A terme, de même que l’opérateur fixe a été relégué au second niveau, les opérateurs mobiles eux aussi vont faire face aux mêmes aléas et devront s’estomper au bénéfice des apps et autre OTT. La question que tout le monde se pose aujourd’hui : et qui va payer pour les infrastructures ?

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Écrit par itmag2003

There is 1 comment

  • koceila dit :

    Bref les opérateurs mobiles vont se convertir en VoIP ou pas?

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