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Portail

La mise en place d’un portail à destination des 6 millions (chiffres estimatifs de la communauté algérienne à l’étranger) de concitoyens à l’étranger permettra, d’après le secrétaire d’Etat Hamid Benatallah, de pouvoir consolider les liens entre l’intérieur et l’extérieur. Tiens cela me rappelle quelque chose? L’idée en soi est intéressante, permettre le regroupement de compétences […]

La mise en place d’un portail à destination des 6 millions (chiffres estimatifs de la communauté algérienne à l’étranger) de concitoyens à l’étranger permettra, d’après le secrétaire d’Etat Hamid Benatallah, de pouvoir consolider les liens entre l’intérieur et l’extérieur. Tiens cela me rappelle quelque chose? L’idée en soi est intéressante, permettre le regroupement de compétences nationales et ceux qui vivent à l’étranger. Encore faut-il mettre en place des projets clairement identifiés et surtout comment seront-ils rémunérés, le premier en dinars et le second en dollars sauf si on considère que celui qui vit à l’étranger n’a pas besoin de rémunération.
Je le redis, l’idée de la base de données des compétences nationales établies à l’étranger est excellente mais elle nécessite plus de réflexion et surtout une stratégie de regroupement de ces compétences avec les compétences locales. A titre d’exemple, les Chinois disent à leurs Chinois à l’étranger de ne pas rentrer en Chine mais de créer des entreprises en Chine.
Le nouveau regard porté par le gouvernement aux Algériens résidant à l’étranger qui ne sont plus considérés comme simples pourvoyeurs de fonds pour le pays d’origine mais comme de véritables acteurs du développement économique et social. Si l’on regarde de plus près, les flux migratoires algériens se sont mondialisés avec des nouvelles destinations d’immigration et diversifiés avec de nouveaux profils d’immigrants. La diversification des destinations –qui va de la plus proche distance (Europe, Maghreb) à la longue (Pays du Golfe, Canada et Etats-Unis)– a été accompagnée par une qualification des migrants qui s’étalaient géographiquement. Ils sont de plus en plus diplômés et de plus en plus spécialisés.  La question qu’il faut se poser est la suivante : pourquoi les femmes et les hommes, diplômés, qualifiés ou superqualifiés quittent-ils en masse le pays ? La réponse n’est pas si simple. Certes, il y a des raisons économiques, mais pas seulement, ce sont aussi des raisons culturelles, le désir de vivre dans une autre culture de l’autorité qui soit  dépourvue du clientélisme mais aussi découvrir une autre culture managériale à laquelle soit ils s’identifient, soit elle correspond à leurs études, à leurs besoins mais surtout ils ont soif d’être reconnus comme méritants.
A travers ce portail, l’Etat a compris que la présence de ses ressortissants à l’étranger, et notamment de ceux hautement qualifiés, représentent en fait une prolongation de son influence. D’où sa démarche de mobiliser les ressources de la diaspora et de renouer les liens avec les Algériens de l’étranger à travers au moins une banque de données en attendant  la création d’espaces de rencontres et de participation ; mais rien n’empêche l’Algérie d’ouvrir un réseau virtuel pour connecter sa diaspora et impliquer les compétences expatriées dans le développement économique et social et pourquoi pas créer un « think tank » pour faire émerger de nouvelles idées.

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Écrit par itmag2003

There is 1 comment

  • Tti dit :

    Je suis habitué à lire Itmag, mais malheuresement, elle n’est plus commercialisé à Bordj Bu-Arréridj depuis quelques mois !

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