L'Essentiel
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Profil type de l’internaute américain

Vous faites quoi sur le Net ? La question, qui ne concerne que les webnautes américains, ne c’est pas un flic en ligne qui la pose, mais Business Week, un magazine qui, comme son nom l’indique, s’occupe d’affaires et d’économie. L’idée de ses rédacteurs était de faire le point sur Internet en tant que grand […]

Vous faites quoi sur le Net ? La question, qui ne concerne que les webnautes américains, ne c’est pas un flic en ligne qui la pose, mais Business Week, un magazine qui, comme son nom l’indique, s’occupe d’affaires et d’économie. L’idée de ses rédacteurs était de faire le point sur Internet en tant que grand nouveau média et de comprendre comment ses utilisateurs s’y comportent et qu’y font-ils. Il en a résulté à la fin du mois de juin dernier un sondage et une photographie de ce qu’est un internaute aujourd’hui aux Etats-Unis : une variété définie de surfeurs pour qui le PC et la navigation sur la Toile peuvent être synonymes de grande créativité, de consommation interactive, de spectacle ou tout simplement de pur moment de farniente, à la mexicaine dirait-on pour reprendre un basique et (bien entendu) cruel cliché yankee.
Business Week distingue six types d’internautes :
Le premier se rapporte aux créatifs, autrement tous ceux qui publient régulièrement des pages web, créent des blogs, y écrivent, partagent leurs idées et créent une communauté pour qui le web 2.0, la dernière génération qui permet aujourd’hui à des sites comme Youtube et Dailymotion d’exister, serait une sorte de bibliothèque pour laquelle on écrit et on crée aussi. Ceux-là sont les patriciens du Net, ils sont jeunes – entre 18 et 26 ans – et sont considérés comme ses architectes, ses concepteurs et comme ceux qui en façonnent le paysage, aujourd’hui et demain.
Le deuxième, à un degré légèrement inférieur, concerne les spéculateurs (au sens philosophique du terme) ou les critiques. Ces internautes, ce sont ceux qui commentent les blogs, leurs donnent des points, les classent et les déclassent et font du débat en ligne un sport planétaire quel que soit le thème abordé. Ces critiques, parmi lesquels surgira peut-être un Roland Barthes ou un Todorov de la sémiologie du Net, sont jeunes eux aussi (25-40 ans) et donnent aux créatifs leurs raisons d’exister et en font les papes de la nouvelle communication.
Le troisième désigne les compilateurs ou les collectionneurs qui utilisent les flux RSS et taggent les pages pour collecter les informations. Ces insectes humains butinent sur la Toile à la recherche de l’information qui les intéresse et représentent le lecteur du troisième type, celui qui a tout l’air de dédaigner les journaux et documents en papier pour vouer un culte inextinguible à la religion de la souris et du click. Ces collectionneurs qui se recrutent pratiquement dans toutes les tranches d’âge pourraient très bien jouer les arbitres entre les deux précédents, mais leur tort est de s’abstenir de tout commentaire. Pour connaître leur jugement, il faut se contenter de compter le nombre de leurs visites dans les sites, ce qui ne rend pas service à l’échange et à l’art de la contradiction.
Le quatrième type, qui regroupe les connecteurs, rassemble les utilisateurs de sites de réseaux sociaux, espaces du genre betob permettant de relier des amis, des associés, des personnes de même métier ou de même goût en communautés pour communiquer entre elles et s’entraider, ce qui fait leur popularité en Occident et dans les pays anglo-saxons en particulier. Les connecteurs se recrutent aussi bien chez les jeunes que chez les moins jeunes pour des services de réseautage social en ligne, social networking en anglais.
Le cinquième aux contours très flous, qui identifient des internautes cultivant davantage la neutralité, est celui des spectateurs : ceux-là lisent les blogs, écoutent les podcasts, et, finalement, se distinguent assez mal de ceux du sixième type que représentent les inactifs, qui sont en ligne mais ne participent à aucune forme de média social. Leur caractéristique est d’être en majorité des seniors. Ces derniers seraient la cible idéale pour les publicitaires et les annonceurs en ligne de produits de grande consommation.
Et alors ? diriez-vous. En quoi un sondage sur les internautes américains peut-il nous concerner ? La réponse est que les Etats-Unis en matière de TIC ont toujours été un laboratoire d’anticipation. Ce qui arrive chez eux, arrivera chez les autres d’une manière ou d’une autre. Les indications que les auteurs de l’enquête de Business Week nous sont par ailleurs étrangement familières : demandez à n’importe quel jeune de chez nous ce qu’il fait d’Internet, il vous dira que c’est pour créer… un blog. Posez la question à n’importe quel vieux, il vous lancera que c’est pour lire…. les journaux et s’informer du monde. A quand un sondage en Algérie ?

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Écrit par itmag2003

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