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Ré-écriture

Je ne sais pas pourquoi mais l’été a toujours été propice pour lancer de grands chantiers. Rio+20 ouvre un dossier très chaud : la gouvernance de l’Internet et certains voudraient que cela soit géré par l’ONU. Pour l’UIT ?Union internationale des télécommunications-, c’est oui, mais pour une gouvernance du trafic généré par l’Internet qui tombe à […]

Je ne sais pas pourquoi mais l’été a toujours été propice pour lancer de grands chantiers. Rio+20 ouvre un dossier très chaud : la gouvernance de l’Internet et certains voudraient que cela soit géré par l’ONU. Pour l’UIT ?Union internationale des télécommunications-, c’est oui, mais pour une gouvernance du trafic généré par l’Internet qui tombe à pic avec la conférence ITRs -Rewriting of the International Telecommunication Regulations- qui régit le trafic télécoms dans le monde. Le changement est indispensable surtout si l’on sait que les règlements qui existent aujourd’hui datent  de 1988 alors qu’en 2012, on ne parle plus que de bande passante et d’économie de la connaissance et, derrière, c’est la gestion du trafic et le routage. On passe alors du circuit au routage et on oublie souvent qu’il faut du câblage ; ce qui coûte très cher à mettre en œuvre. Certains pensent que les grosses entreprises d’Internet comme Google utilisent « gratuitement » l’ensemble des infrastructures mondiales des télécoms et qu’ils devraient y contribuer. D’autres, sous la bannière de l’économie libre, pensent que ce n’est pas aux entreprises de l’Internet de payer quoi que ce soit mais aux opérateurs télécoms et, en dernier, aux clients. Néanmoins, les inquiétudes sont là. Le constat est simple. Le trafic télécoms a explosé et est devenu de plus en plus complexe. Internet a rapetissé les distances mais aussi les normes de la communication et donc changé toute la donne. Alors que l’on parlait en minutes, aujourd’hui on ne parle que de IP et mégabits, voire de gigabits. De plus, beaucoup de pays sont mécontents de l’influence des Etats-Unis sur l’Internet et de sa gestion surtout des noms de domaine de premier niveau de type gTLD, soulignent certains pays membres de l’UIT comme la Russie et la Chine mais cela est loin de plaire aux Etats-Unis qui a conclu un accord avec l’Icann. Cet accord concerne les modalités d’administration par l’ICANN de l’Autorité pour les noms et numéros assignés (IANA), qui supervise les aspects techniques tels que les attributions au niveau mondial relatives au protocole Internet (IP) et la gestion de la zone racine, infrastructure de base du système de noms de domaines (DNS). La communication est de plus en plus essentielle pour l’économie et l’industrie du savoir qui sont au cœur de l’économie mondiale, occupant le rôle joué par l’automobile ou l’acier d’il y a quelques décennies. Les grandes batailles ont commencé et celui qui écrira les ITRs écrira son futur.

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Écrit par itmag2003

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