L'Entretien
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Regroupement

L’une des conséquences de la guerre au Liban est qu’il va falloir se mettre au travail et surtout à l’éducation et aux sciences. Scolariser les citoyens, tous les citoyens sans exception. S’ouvrir aux langues et à la science devrait être le leitmotiv sur les 50 ans qui viennent et non le temps d’un mandat, si […]

L’une des conséquences de la guerre au Liban est qu’il va falloir se mettre au travail et surtout à l’éducation et aux sciences. Scolariser les citoyens, tous les citoyens sans exception. S’ouvrir aux langues et à la science devrait être le leitmotiv sur les 50 ans qui viennent et non le temps d’un mandat, si long soit-il.
Apprendre et apprendre encore, aller à l’école, ouvrir de nouvelles universités, de nouvelles écoles spécialisées, de grandes écoles et surtout mettre en place des programmes gouvernementaux, fussent-ils irréalisables aujourd’hui. Il faut se rappeler que Ronald Reagan, alors président des Etats-Unis, a lancé publiquement le 23 mars 1983 le démarrage d’un programme d’armement intitulé Strategic Defense Initiative (SDI). L’objectif est de protéger les Etats-Unis contre une éventuelle attaque nucléaire. Le programme prend vite le nom de «guerre des étoiles» et fait appel aux technologies du laser et des satellites. Les retombées ont été énormes. Plus terre à terre, Google Earth, qui permet aujourd’hui à tout un chacun de voir son quartier «vu du ciel», est une technologie développée pour le SDI. Aujourd’hui, on parle biométrie et autre technologie de reconnaissance.
Aussi, il faut absolument un rapprochement entre l’université et l’entreprise ou les grands ministères qui ont des besoins précis pour pouvoir mettre en place des équipes qui produisent, qui créent, qui génèrent de la recherche. «On forme pour l’étranger», me disait dernièrement la directrice de l’INI (Institut national de formation en informatique). En effet, 80% des ingénieurs formés par l’INI partent à l’étranger. Pourquoi ? Eh bien tout simplement parce qu’ils ne peuvent exercer leur talent. Il n’y a pas de projet, de travail, de recherche. En discutant avec ses ingénieurs, ce n’est vraiment pas le logement ni le salaire qui les attirent mais c’est uniquement faire du travail qui sert à quelque chose et non se rouler les pouces toute la journée sans oublier, et c’est un paradoxe, qu’il y a dans notre pays des informaticiens qui chôment !
Identifier des projets et des équipes. Définir des projets sur 5, 10 ou 20 ans dans tous les domaines qui intéressent notre pays : TIC, hydrocarbures, agriculture, tourisme, transport, services et j’en passe avec des équipes en utilisant les universités comme chef de file. Il faut faire vite car le pétrole n’est pas éternel.

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Écrit par itmag2003

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