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Scruter les horizons désespérément !

Ça sent le brûlé du côté de l’ARPT. Après des tirs croisés contre la présidente de cette institution, la presse nationale a fait état de la démission du DG dans un climat plus que jamais tendu. Le désaccord avec la présidente Zohra Derdouri est si profond qu’il a préféré claquer la porte. Selon l’entourage de […]

Ça sent le brûlé du côté de l’ARPT. Après des tirs croisés contre la présidente de cette institution, la presse nationale a fait état de la démission du DG dans un climat plus que jamais tendu. Le désaccord avec la présidente Zohra Derdouri est si profond qu’il a préféré claquer la porte. Selon l’entourage de l’ARPT, la présidente s’est toujours imposée par un style de gouvernance autoritaire qui ne laisse qu’une petite marge de manœuvre à ses collaborateurs. En d’autres termes, elle est la patronne et le fait savoir à chaque réunion. Même les opérateurs de téléphonie mobile qui lui ont reproché de maintenir une position dominante d’un opérateur et ont exigé un « rééquilibrage » ont reçu la même attitude. Dans ce contexte, comment ne pas se poser des questions sur le silence des pouvoirs publics qui laissent faire. Jusqu’où ira le pourrissement ? L’ARPT est une institution trop sensible pour la laisser dans une pareille situation. Les « décideurs » doivent prendre des mesures : ou bien la présidente de l’ARPT a raison et ils doivent le faire savoir ou elle doit « être appelée à d’autres fonctions ». Il faut du sang neuf pour traiter des dossiers en instance : la 3G, la portabilité du numéro, le roaming national et le développement d’Internet. Autant de sujets qui ont été évoqués dans la presse mais qui n’ont jamais pu aboutir à des offres commerciales. Il faut agir car le secteur des télécommunications est névralgique. Tout un pays peut se bloquer. Et puis, il ne faut pas oublier que tout investisseur ne viendra pas si les télécoms ne marchent pas comme il faut. Au-dessus de la mêlée, Samsung Algérie s’est lancé dans une autre aventure : le lancement du SIII en Algérie. Après des hésitations et mûre réflexion, le bureau de liaison a décidé de commercialiser ce véritable bijou technologique. Un signal fort que le marché l’intéresse et qu’il n’a pas l’intention de céder la moindre parcelle à ses concurrents. Ce lancement est d’abord une affaire d’image. Le constructeur se veut être innovateur et apporter de la valeur ajoutée à ses clients. Le Sud-Coréen fonce sans regarder dans le rétroviseur. Mais garde un œil sur les ventes de terminaux mobiles en Algérie. Il fidélise les journalistes et les distributeurs. Il sort le grand jeu dans les salons nationaux et internationaux. Il sponsorise des manifestations pour rester dans la    course. Mais au-delà de ce type de lancement, une question revient avec acuité : un concentré de technologies entre les mains, c’est bien, c’est même très bien, mais sans la 3G, ce ne sera qu’un gadget de plus pour faire bonne impression, pour épater les copains ou un responsable hiérarchique, justifier d’un statut social, pour draguer les filles mais certainement pas pour aller vers la société de l’information, encore moins celle du savoir et quasiment pas celle de la connaissance. On se retrouve à tourner en rond et à retourner à la case départ comme dans un jeu de l’oie. On jette les pions, on a l’impression d’avancer et puis hop : « la case départ ». Au moins là, il s’agit d’un jeu mais les télécoms, c’est tout sauf un jeu. Le hasard n’a que peu de place. Dans les grandes nations, on parle de stratégie et d’une place dans le village planétaire. Chez nous, on en est à scruter désespérément des horizons…

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Écrit par itmag2003

There is 1 comment

  • Chakir BENSIAM dit :

    BRAVO pour cette liberté d’expression et cette justesse d’analyse.

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