L'Essentiel
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Tous l’attendent avec impatience La 3G débarquera en Algérie le 1er décembre

La 3G sera le 1er décembre sur le marché, comme stipulé sur le cahier des charges, les trois opérateurs ont trois années pour déployer leur réseau. Lors de la journée dite « du choix », les trois opérateurs mobiles ont choisi pour les 3 prochaines années les wilayate à déployer. Le cahier des charges leur permet de […]

3gLa 3G sera le 1er décembre sur le marché, comme stipulé sur le cahier des charges, les trois opérateurs ont trois années pour déployer leur réseau. Lors de la journée dite « du choix », les trois opérateurs mobiles ont choisi pour les 3 prochaines années les wilayate à déployer. Le cahier des charges leur permet de choisir en plus de 6 wilaya (et des 4 obligatoires ) Alger, Oran, Constantine et Ouargla- de choisir d’autres wilayate supplémentaires à déployer dans la première année.

Deux opérateurs se sont prononcés et ont dit pratiquement qu’à la fin de l’année 2014, leur déploiement de la 3G touchera presque toute l’Algérie. Entretemps, essayons de comprendre… voici quelques clefs…

 

Petite Définition de la 3G .
La 3G, c’est synonyme de modernité et de haut débit mobile mais cette expression reste souvent floue pour de nombreuse personne. G comme Giga ? Non : G comme Génération. La 3G veut dire la troisième génération de technologies pour les téléphones portables, pus connu sous le générique smartphone, téléphone intelligent. La 3G désigne, donc, une génération de normes de téléphonie mobile qui sont principalement les normes UMTS – Universal Mobile Telecommunications System – qui permettent, selon l’UIT-union international des télécom- des débits de data de 2 megabit par seconde.
Pour notre cas, l’Algérie a opté pour la 3G+, qui est apparu en 2006. La 3G+ a des débit de 14.4 Mb/s en download (c’est à dire de la BTS vers votre smartphone) et 5.8 Mb/s en upload (de votre smartphone vers la BTS). La 3G est une technologie mobile permettant à un téléphone de recevoir de la data et de la traiter.
Aujourd’hui, avec l’apparition d’Internet et surtout la mise sur le marché du smartphones fait que les besoins en bande passante ont considérablement augmenté.
On pourrait définir «bande passante» par la capacité d’une antenne d’émettre et recevoir des data ou informations.  En effet, cette technologie nécessite que de nouvelles antennes soient installées et que de nouveaux téléphones soient vendus.
Le smartphone est un terminal mobile permettant d’effectue des appels téléphonique mais aussi de naviguer sur des sites, de voir de la vidéo en ligne sans oublier les mails …  et plein d’autre chose aussi. Enfin, ce qu’il faut savoir c’est que le monde est passé à la 4G. Dans notre pays, Algérie Télécom possède une licence pour utiliser la 4G pour du fixe.

Un aperçu sur les prix;
Cette question nécessite avant tout des explications et des définitions. La politique de prix permet à une entreprise de déterminer le prix auquel son produit sera vendu. Elle prend en compte plusieurs facteurs qui sont agrégé et qui vont donner un prix. Cela donne le prix de revient qui n’est pas le prix de vente.
le prix de vente d’un produit est un montant qui sera acceptable par le public en fonction du positionnement du produit. Tout cela dépend aussi d’autres facteurs exogènes comme la stratégie du gouvernement. Est ce que le gouvernement veut que la 3G puisse être abordable? Est ce que le gouvernement veut une massification de la 3G sur tout le territoire? Ou bien juste sur la partie Nord ? Est ce que le gouvernement utilisera le service universel pour mettre la 3G dans les zones dites ’non rentables’ par les opérateurs télécom mobiles?
A mon avis, et au vu du prix de la licence, qui est important à mon sens, et au vu de l’investissement colossal – qui pourrait atteindre le milliard de dollars- que vont faire les opérateurs mobiles, il ne faut pas s’attendre à un petit prix pendant au moins la première année. Les opérateurs mobiles vont calquer ce qui s’est passé pour le 2G.
Très cher au début et ensuite le prix va diminuer pour atteindre le prix ‘acceptable’. Mais comme le marché est en pleine restructuration et que chaque opérateur mobile veut prendre plus de part de marché, il va y avoir une guerre des prix qui sera pour le bénéfice du consommateur. Aujourd’hui, il n’y a que les informations dont disposent les opérateurs qui leur permette de savoir combien d’utilisateur de mobile vont aller vers la 3G grâce à leur entrée dans la data avec le Gprs ou l’Edge.
De toutes les notions autour desquelles se sont affrontés les économistes, la question du prix est sans doute la plus sensible, car la plus directement liée à des intérêts sociaux mais c’est aussi celle qui permet de mieux de comprendre à quel point l’économie est avant tout «politique». Et si en économie, aucun raisonnement n’est innocent, c’est encore plus vrai pour la théorie de la valeur et donc du prix.
Si l’on se réfère à ce qui se fait aujourd’hui en Algérie, on remarquera que l’Adsl (1 Mb/s) coûte autour de 2.000 dinars. Et l’utilisateur trouve cela très cher avec une qualité, nous dit-on- médiocre et il s’en accommode parce qu’il n’a pas le choix. Il n’y a pas de concurrence sur le fixe. Alors qu’avec le mobile, il y a une concurrence mais ils ont des grosses équipes qui conçoivent les offres. Il est fort probable que les prix puisse être abordable et certainement commenceront à partir de 2.000 dinars.

Impact de la 3G sur les citoyens algériens dans leur vie de tous les jours;
Cette question, à elle seule, mérite un livre, que dis je plusieurs livres. Pour bien comprendre, nous allons essayer de ‘voir’ l’existant. Vous savez, aussi bien que moi, que l’Algérie est fâchée avec les chiffres et les statistiques.
Il y a prés de 4 millions de lignes téléphonique fixe en Algérie mais il n’y a qu’un peu plus d’un million qui ont de l’ADSL et donc un utilisateur de l’Internet. D’un autre côté, Facebook, le réseau social, déclare avoir 4 ou plutôt 5 millions d’algérien inscrit chez lui. Par contre d’autres estiment qu’il y a plus de 8 millions d’internaute en Algérie. Par Internaute, je comprends qu’une personne se connecte à l’Internet au moins une fois par semaine. De plus, il n’y a aucune application, ni site web pour le egov et encore moins de paiement électronique qui pourrait booster énormément l’entrée de l’Algérie dans le numérique, car aujourd’hui, on en est loin. Avec le nouveau gouvernement Sellal, il y a quelques déclarations -passeport, carte d’identité …- qui montre que nous sommes montés dans le train de la data. Est-ce un effet d’annonce ?
Théoriquement, si on se réfère à d’autre pays du monde qui ont exploité la data mobile, on se rend compte que la 3G peut avoir un impact énorme sur l’individu mais aussi sur l’économie.
Mais malheureusement, en Algérie, nous sommes en retard. Peu ou pas du tout de société de contenu, pas de ebanking, pas de egov. Il reste donc à l’algérien les réseaux sociaux et le mail. Rappelez-vous de l’épisode Aadl ou les résultats du Bac.

Son impact sur les entreprises (impact économique en général;
Belle demande et belle question mais qui nécessite, elle aussi, une étude du Cread et d’autres institut d’etudes. Quitte à me répéter, regardons l’existant. Tres peu de grandes entreprises, énormément de TPE et d’un autre coté, peu ou très très peu de Data center, une informatisation des entreprise presque nul, pas de télédeclaration, pas de ecommerce, pas de ebanking. Son impact est donc presque nul sur l’entreprise. D’après nos statistiques, l’entreprise algérienne utilise uniquement Internet pour la recherche, les mails et quelques entreprises de distribution pour le GPS.

à qui la 3G va profiter le plus ?
La question ne se pose même pas. Ce sera toujours les nantis.

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Written by itmag2003

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