L'Essentiel
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Une année 2012 à blanc: Une année 2013 potentiellement digitale

L’année 2012 se termine comme elle avait commencé, sans réelle perspective avec son lot de promesses non tenues, de grèves, de hausse des prix. Mais alors que va-t-il se passer en 2013 dans le domaine des TIC ? Et avec quoi et avec qui l’année qui débute se prépare-t-elle à nous surprendre dans les prochains mois […]

monde digitalL’année 2012 se termine comme elle avait commencé, sans réelle perspective avec son lot de promesses non tenues, de grèves, de hausse des prix. Mais alors que va-t-il se passer en 2013 dans le domaine des TIC ? Et avec quoi et avec qui l’année qui débute se prépare-t-elle à nous surprendre dans les prochains mois ?
En plein cœur de la société de l’information, avec l’omniprésence de l’internet et du numérique, le nombre d’informations disponibles à chaque instant s’est affranchi des barrières de l’espace et du temps et a énormément augmenté. On ne parle plus de mégas mais de terra-octets. Et cela était prévisible même si ce n’est qu’une partie de la population qui utilise ces outils modernes. L’instantanéité devient de facto la norme. En effet, même s’il n’y a pas la 3G en Algérie, beaucoup sont connectés en permanence depuis leur bureau mais aussi à la maison et certains directement en mobilité grâce à leur smartphone ou tablette sur du Gprs ou de l’Edge. Il n’a pas fallu longtemps à Nedjma pour dépasser la vente des 100 000 USB et de mettre en place un nouveau moyen de paiement : à la journée. Sous l’effet de la mobilité, il y a eu un déplacement des cadres de l’activité humaine, déjà avec la voix il y a eu un énorme changement. La data et la mobilité vont accélérer le changement. Avec une connectivité permanente, ce sera la quête incessante de l’instant. Si on adjoint les Twitter et Facebook alors ce sera la communication à coups de 140 caractères ou de la mise en ligne de l’intimité car l’immédiateté semble être devenue la norme, avec son lot d’opportunités, d’erreurs et aussi de dérives possibles dans un monde en accélération croissante.Cette forte demande qui va se faire en 2013 poussera les opérateurs mobiles et fixes à plus d’investissements et à plus d’ingéniosité car notre consommation des nouvelles technologies a lieu dans l’immédiateté ; nous avons perdu l’habitude d’attendre, y compris dans la manière de nous informer ou de se cultiver. Et plus, car Internet a permis de réduire les distances, d’augmenter l’accès à la culture, de dématérialiser les flux.

Les opérateurs et équipements télécoms
D’après les études d’IT Mag, 2013 sera une très forte année pour les équipements télécoms bien que l’année 2012 est restée plate en termes de croissance malgré le boom des ventes de smartphones et de tablettes. Cela nécessitera non seulement pour l’opérateur historique du fixe mais aussi pour les opérateurs mobiles – même si Mobilis l’a déjà fait-, de gros investissements pour aller vers la 3G tout en préparant la 4G. Nous allons voir de nouveaux outils et équipements qui vont faire leur apparition tels que les routeurs 3G/Wifi mais aussi les concentrateurs. Il va de soi que les opérateurs vont nous concocter de nouvelles offres car la 3G/4G mélange les cartes et remet tous les opérateurs au même niveau. Plus précisément, on peut constater des disparités quant aux prévisions de croissance effectuées mais le marché des puces pour les télécommunications devrait croître de 6,5% en 2013, selon un rapport d’IDC qui est estimé selon les continents à une croissance de 5,5% sur 5 ans, soit entre 2011 et 2016. Et c’est l’avènement de la 3G/4G qui offrira la plus grosse croissance au marché avec 140% entre 2013 et 2014. « Chacun d’eux voudra agrandir son porte-folio », note Mohamed, informaticien et vendeur dans une boutique de terminaux mobiles tout en ajoutant : « Ce dont j’ai peur, c’est le prix qui va être élevé dans un premier temps de la 3G. Ce sera alors un frein. » Pour Aboud, ingénieur télécomsn « si la 3G est chère alors le citoyen trouvera toujours un walk-around pour régler ses problèmes ». Pour Meziane, chef d’entreprise, « avec l’entrée de la 3G, Algérie Télécom aura fort à faire et je pense pour ma part qu’il perdra dans le trimestre qui suit plus de la moitié de ses clients ADSL », ce que réfute catégoriquement Allal, informaticien au chômage, en disant qu’« avec Algérie Télécom c’est clair, on paie une fois par mois 2 000 dinars.
De plus, la concurrence va faire en sorte qu’Algérie Télécom va améliorer son service ».Cette vision est confortée par ce qu’avait dit Mehmel Azouaou lors de la conférence des cadres qui s’est déroulé à Sidi Abdellah et qui l’a redit lors de la conférence « Modernisation d’Algérie Télécom »qui s’est déroulée au MPTIC le 28 décembre où il commencera par : « Il y a un retard » ; tout en ajoutant immédiatement après qu’« il y a obsolescence de l’infrastructure mais aussi du réseau capillaire ». Bien que l’Algérie possède, selon le PDG d’Algérie Télécom, « 3,2 millions d’abonnés au fixe au 30 septembre, 47 000 km de fibre optique reliant 1 541 communes », il va falloir investir dans la fibre mais aussi dans le dernier kilomètre. La transition est toute trouvée car la « future loi des télécoms » va ouvrir le dégroupage permettant de ce fait la « vie » de nouvelles entreprises qui vont utiliser ce dernier kilomètre et on pense tout de suite aux ISP -Internet Service Provider- mais rien n’empêche d’autres types de services à développer, ce qui est dans le sens de ce qu’a dit Moussa Benhamadi lors de cette même conférence : « L’avenir des TIC est intimement lié à la confiance des cadres algériens. »
L’autre grand dossier à venir est la portabilité. La portabilité est, en résumé, la possibilité de garder son numéro de téléphone quel que soit l’opérateur que vous allez choisir. En un mot, le numéro vous appartient et vous aurez la possibilité de changer d’opérateur télécoms. En adoptant la portabilité, il va falloir aussi des équipements télécoms et aussi informatiques pour gérer cela. Si on veut résumer, 2013 sera normalement une année forte en télécoms.

Informatique
Ce sont les faibles ventes de PC en 2012 bien qu’elle soit en progression par rapport à 2011, un ralentissement de la croissance ainsi que le contexte macroéconomique mondial qui ont principalement plombé tout le secteur. Toutefois, le chiffre d’affaires de la vente des ordinateurs devrait être en croissance par rapport à 2011. Par contre, 2013 devrait faire exploser les chiffres de vente de serveurs surtout avec l’entrée du eGov et autre dématérialisation et e-commerce.
La demande va croître aussi dans les terminaux mobiles, tablettes et autre mini-laptop. Par contre, si les projets d’eGov et e-commerce vont être lancés, les quantités d’ordinateurs de bureau vendues vont croître même si en parallèle il y aura une croissance des dispositifs mobiles. Bien qu’on estime le marché du matériel informatique à un peu plus de 400 000 unités, cela reste très faible face au potentiel énorme de l’Algérie. L’Algérien a acheté plus de voitures que de micro-ordinateurs en 2012.
Le commerce et la santé seront les secteurs où l’informatique fera un grand bond en termes de pénétration. Aujourd’hui, presque l’ensemble des pharmacies dispose d’un ordinateur pour soit se connecter à ses différents fournisseurs de médicaments mais aussi à la Cnas.
L’autre volet est le développement de logiciels. Ce que nous remarquons, d’un côté, il y a une offre qui dépasse la demande mais, de l’autre, les logiciels proposés sont soit trop chers, soit non finis. Il n’y a pas encore, aujourd’hui, après l’ouverture du Ceri (aujourd’hui ESI) en 1969, une entreprise de développement de logiciels qui compte 20 ingénieurs ou même 10 ingénieurs versés dans le développement. Le software est un aspect critique pour le développement d’un pays car comment vont s’articuler les projets d’eGov. De plus, c’est une chaîne de valeurs.

Internet
L’autre aspect du développement concerne les Apps ou applications mobiles introduit par Apple lors du lancement en 2007 de son iPhone. Une application mobile est un programme téléchargeable de façon gratuite ou payante et exécutable à partir du système d’exploitation du téléphone. Les applications mobiles sont adaptées aux différents environnements techniques des smartphones et à leurs contraintes et possibilités ergonomiques (écran tactile notamment). Elles permettent généralement un accès plus confortable et plus efficace à des sites accessibles par ailleurs en versions mobile ou web. Bien que ce soit les applications pour iPhone qui ont commencé, les applications pour Android, système d’exploitation de Google- se sont fortement développées sur les années 2010 / 2011 et semblent dépasser désormais en nombre les applications iPhone. Dans ce domaine, il commence à y avoir des petits groupes de développeurs qui, espérons-le, deviendront des grosses boîtes. Un autre aspect et non des moindre concerne le développement d’applications pour sites web qui n’en est qu’à ses balbutiements. Toujours le même constat, aucune grande entreprise dans ce domaine. Certain nous disent que « le marché est trop petit » et d’autre nous disent que « leurs prix sont trop chers ». On revient à la case départ.
Ahcene, développeur, observe que « si vous n’avez pas de site Internet, vous êtes inexistant sur la Toile et donc on ne vous connaît pas » tout en ajoutant « qu’aujourd’hui, il faut être aussi sur les smartphones ». En effet, si l’on se réfère à une étude d’IPSOS réalisés en mars 2012,  59% des Internautes achèteraient plus de produits et services de la marque si le site proposait un contenu.
Il termine par : « L’important est qu’ils trouvent dans vos présences web une source intéressante de contenus qui leur donnera le goût de revenir, d’en parler et éventuellement de passer à l’acte. » Le contenu, cet élément immatériel qui fait entrer une société dans le savoir. Alors 2013 sera-t-elle digitale ou ne le sera pas ?

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Écrit par itmag2003

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