L'Essentiel
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Une première entre Ingeniway et l’USTO : L’esprit start-up dans une dynamique « R & D »

Un jeune entrepreneur, qui a « roulé » sa bosse à l’international, un laboratoire dont les promoteurs ont l’esprit ouvert et un doctorant qui en veut. Il n’en fallait pas plus pour créer une émulation et consacrer un partenariat « public – privé » qui, s’il aboutit, s’inscrira comme une expérience inédite Les trois « associés », le Laboratoire signaux et […]

Un jeune entrepreneur, qui a « roulé » sa bosse à l’international, un laboratoire dont les promoteurs ont l’esprit ouvert et un doctorant qui en veut. Il n’en fallait pas plus pour créer une émulation et consacrer un partenariat « public – privé » qui, s’il aboutit, s’inscrira comme une expérience inédite
Les trois « associés », le Laboratoire signaux et image (LSI) de l’Université des sciences et de la technologie d’Oran, Ingeniway et Ali Bensoukehal -le doctorant- sont engagés dans un partenariat que devra matérialiser un projet de thèse de doctorat qui consiste dans le développement d’une solution d’automatisation d’un système intelligent anti-vandalisme par analyse multimodale du comportement. A charge pour Ingeniway, une jeune entreprise spécialisée dans le domaine de l’ingénierie électronique et informatique, d’accompagner le doctorant jusqu’au terme de sa thèse, 3 ans, et d’en faire un produit « vendable ». Installée à Oran depuis début 2012, c’est une entreprise, ce qui est très rare en Algérie, où les ingénieurs qui y sont employés n’ont ni emploi du temps, ni contrainte d’espace et encore moins de « protocole ». A la Google, atmosphère extrêmement détendue, ils n’ont que l’objectif. Les ambitions affichées par la société sont de réduire les importations et de booster l’industrie des TIC, en travaillant avec des porteurs de projets au développement de projets « clé en main », prêts à être industrialisés. Pour en revenir au partenariat qui lie Ingeniway au LSI de l’USTO, selon Belkacem Rylles Selam, fondateur et dirigeant de l’entreprise, « l’idée de ce partenariat est venue de la reconnaissance du potentiel humain que recèle l’université algérienne dans le cadre de projets technologiques à forte valeur ajoutée ». Etant donné que le modèle de partenariats existant et généralement utilisé se fait dans le cadre du « Projet national de recherche » (PNR), c’est l’un des premiers exemples où, cette fois-ci, l’association est construite, d’une part, un laboratoire, avec plusieurs chercheurs encadrant et, d’autre part, un jeune acteur industriel qui formule un besoin à partir duquel un sujet d’étude peut être élaboré. Le cadre juridique sur lequel une telle convention s’appuie implique tout d’abord le passage devant une commission afin d’obtenir une subvention étatique, explique M. Belkacem Rylles Selam. « Notre démarche est toute différente. Conjointement avec le laboratoire, nous avons sélectionné un étudiant candidat au doctorat, créé un nouveau cadre juridique répondant à nos objectifs respectifs et défini un environnement de travail », poursuit-il. Le résultat en est un  partenariat signé avec l’USTO pour permettre à cette entreprise de mobiliser des chercheurs en formation dans le cadre de projets concrets. Un tel partenariat est nécessaire pour ce type d’entreprise pour créer une « dynamique recherche et développement » et un esprit « start-up ».
« Après avoir discuté et validé toutes les étapes du projet directement avec le laboratoire, nous avons pu établir un partenariat entre nos deux entités respectives. Ce partenariat attache une importance particulière à la formation doctorale et à la préparation des thèses où se manifestent pleinement la symbiose de l’enseignement, de la recherche et de ses applications industrielles », dit-il encore. L’entreprise s’engage ainsi à fournir matériel et espace de travail à l’étudiant et à lui verser une indemnité mensuelle pour favoriser ses conditions de travail. Le bon déroulement d’études doctorales et de la conduite projet repose sur une collaboration efficace de tous les acteurs concernés. C’est pourquoi le suivi de l’étudiant est assuré conjointement par l’entreprise et l’université. Un directeur de thèse est nommé dans l’équipe de recherche du laboratoire de l’USTO et un encadrant et formateur désigné au sein de l’entreprise Ingeniway. Pour ce qui est du projet dont l’ambition est, comme écrit précédemment, d’en faire un produit abouti et vendable, repose sur la vidéosurveillance avec cette particularité que celle-ci est rendue capable d’analyser des comportements. La thèse lancée a pour but de réaliser ce système de surveillance intelligent dans lequel les comportements suspects sont détectés automatiquement. Un tel système permettrait de maintenir une sécurité efficace en tout temps malgré les failles inhérentes au personnel dédié s’il est assigné par exemple à la surveillance. Dans ce cas celle-ci ne repose plus sur une attention permanente mais sur une alerte qui ne requiert qu’une validation humaine. Cette thématique de recherche présente un réel potentiel pour la surveillance sachant que l’homme est toujours présent mais bénéficie d’une assistance supplémentaire. Ce travail de recherche repose sur divers domaines techniques et scientifiques. L’élément central est la vision, à savoir l’analyse et l’interprétation par une machine d’une séquence d’images. Cela inclut notamment des méthodes de détection de mouvements, d’analyse faciale ou encore la vision jour/nuit qui passent par l’intelligence artificielle et le traitement du signal. En termes techniques, l’analyse est dite multimodale dans la mesure où elle ne repose pas seulement sur la vision mais aussi sur diverses informations contextuelles telles que les actions de l’individu analysé. Dans le cas de la protection d’un distributeur automatique de billets, il peut s’agir des opérations effectuées par l’utilisateur et du délai entre chacune de ces opérations.

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Écrit par itmag2003

There are 3 comments

  • Douri Hamid dit :

    Ça fait trop plaisir de voir des boites comme ça en Algérie, qui n’ont pas peur de prendre des risques et surtout qui ont des mentalités très ouvertes, franchement pour ma part, je viens d’envoyer mon cv pour intégrer cette boîte! merci IT MAG !

  • Ait hamed dit :

    Pourquoi ca s est pas fait plutot ?? Ca parait si logique !
    J admire votre entreprise et j edpere que vous iré tri loin
    Dans la reussite inchallah ! L etat doit aider se genre d entreprise
    Il creer de la richesse et du savoir !

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