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Usages et consommation des TIC Les Algériens connectés même en vacances !

Pendant les vacances, certains ne peuvent pas se passer de leur smartphone et tablettes alors que d’autres font le choix de se déconnecter totalement. Autrefois, on partait et la coupure était inévitable, mais aujourd’hui, elle doit être choisie. Deux attitudes principales ressortent : le «micro signal», c’est-à-dire informer qu’on est bien arrivé dans un SMS […]

Pendant les vacances, certains ne peuvent pas se passer de leur smartphone et tablettes alors que d’autres font le choix de se déconnecter totalement. Autrefois, on partait et la coupure était inévitable, mais aujourd’hui, elle doit être choisie. Deux attitudes principales ressortent : le «micro signal», c’est-à-dire informer qu’on est bien arrivé dans un SMS et la «mise en scène» sur internet, mais à sens unique via un blog. Globalement, lorsqu’ils partent en congés, les Algériens ne débranchent pas complètement d’Internet. Les e-mails et la recherche d’infos sur le Web arrivent en tête, tandis que les plus jeunes restent actifs sur les réseaux sociaux. Ces derniers, notamment les moins de 35 ans en font un usage intensif, qu’ils soient en vacances ou non. C’est une génération qui apporte du contenu au Web, là où les plus âgés sont plus passifs. Il y a cette peur de rater un message important de son patron, ou simplement pour avoir des nouvelles de la famille.
L’enquête «Qu’est-ce qu’Internet sait de vous ?», publiée par Yelster Digital, société IT proposant des solutions innovantes dans les domaines de la recherche et de la gestion de la réputation sur Internet, indique que sur les 77% des internautes français qui utilisent les réseaux sociaux, près d’un sur deux ont admis y partager leurs photos de vacances. «Les médias sociaux deviennent notre vie parallèle, il est donc naturel que nous voulions échanger nos souvenirs de vacances en ligne», note le sondage relayé par 123people, site spécialisé dans la recherche de personnes, et mené dans huit pays (Autriche, Allemagne, Suisse, France, Espagne, Pologne, Pays-Bas et Etats-Unis).
Parmi les sondés, les Polonais sont les utilisateurs qui partagent le plus leurs photos de vacances. La France est en troisième position après les Pays-Bas. Et selon ce sondage, les Allemands sont les plus frileux sur la publication de contenus personnel.
Ainsi, le téléphone portable devient l’équipement indispensable pour la recherche d’informations bien définies et localisées : la météo, le trafic, les restaurants à proximité, la géolocalisation d’un site ou d’un équipement, la recherche d’informations touristiques, le partage de photos et d’avis sur des réseaux sociaux ou la recherche d’adresses utiles. Il faut savoir dans ce contexte qu’une enquête récente menée par TripAdvisor, site web international d’origine américaine qui offre des avis et des conseils touristiques émanant de consommateurs, a montré que plus les établissements possèdent d’avis, de contenus et de réponses de la direction, plus ils attirent les voyageurs. Ainsi, les établissements possédant plus de 50 avis suscitent 38% d’intérêt en plus que ceux qui n’en possèdent que 10 !
Facebook reste le réseau social incontournable également pour l’après-séjour (54%), loin devant Tripadvisor (7%). Les Britanniques, avec 26% d’utilisateurs satisfaits, sont les plus nombreux à utiliser leur smartphone durant la phase de préparation ou de réservation de leur séjour.

Faut-il faire une pause numérique ?
Ainsi, les réseaux sociaux sont considérés par les sociologues comme l’espace de la mise en scène de soi, avec souvent un
désir d’apparaître comme on aime. Dans le monde virtuel, les individus se théâtralisent. Les travaux de sociologie montrent tous qu’il n’y a pas de clivage entre les deux mondes, le virtuel est dans le réel, le réel est dans le virtuel. Tout le monde apprend sur Facebook à gérer une image sociale partageable, qui peut très bien être très
éloignée de la réalité et on sombre vite dans l’addiction. L’idée est de rendre un moment collectif et le plaisir qu’on y trouve est augmenté du fait du partage.
La nomophobie, cette peur maladive de se retrouver un jour sans mobile, gagne de plus en plus de personnes et commence même à se soigner au sein de centres spécialisés. La nomophobie désigne la peur excessive d’être séparé de son téléphone. L’une des rares études menées sur le sujet remonte à 2012 et démontre que les deux tiers des Anglais se disent angoissés à l’idée de perdre leur téléphone. En France, une unité à Lyon est même spécialisée dans cette pathologie. Pour que l’objet ne prenne pas le pouvoir, les psychologues disposent de méthodes basées sur la compréhension (à quoi me sert mon téléphone, en ai-je réellement besoin ?) et des exercices comportementaux destinés à progressivement se détacher et à se libérer du terminal mobile. Aujourd’hui à l’ère du numérique, plus personne ne sort sans son téléphone connecté ou n’imagine même partir en vacances que ce soit tout près de chez lui ou à l’autre bout du monde sans vérifier au préalable la connexion Wi+Fi disponible.
Résister à l’avalanche de mails et de SMS
Internet, l’évolution majeure du tourisme de ces 50 dernières années, est plébiscitée dans tous les pays mais surtout en Italie où 53 % des Italiens considèrent la possibilité d’organiser ses vacances par Internet durant les vacances comme une amélioration très importante. Et au-delà d’Internet, les réseaux sociaux semblent apparaître comme un nouvel outil prometteur pour l’organisation des vacances.
Il faut privilégier la détente pendant les vacances, prendre le temps d’observer son environnement, échanger avec des inconnus, lire un bon livre. C’est un bon moyen de capter de bonnes idées, de voir les choses avec un œil neuf, et au retour de faire progresser le service ou l’entreprise. «Aujourd’hui, on parle plus de déconnexion que l’on se déconnecte vraiment. Et les pauses totales de plusieurs jours restent rares», analyse un sociologue, spécialiste des usages des technologies et professeur à l’université de Pau.
Avec la généralisation des smartphones et des tablettes, la connexion est devenue permanente et l’injonction à rester «branché» s’est affirmée de plus en plus. Parallèlement, on constate l’émergence chez les usagers d’un sentiment de perte de contrôle dans la gestion de leur temps et de leurs occupations qui, par réaction, les conduisent à faire des pauses numériques. Ces conduites de déconnexion expriment un «trop plein informationnel et communicationnel » analysent les chercheurs et une volonté de prendre du recul par rapport à ces outils jugés trop invasifs, voire intrusifs. vacance internet

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Written by itmag2003

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