Questionnement

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Transformer les nouveaux savoirs scientifiques en bénéfices tangibles pour le grand public devrait être une priorité nationale en Algérie. Devant la quantité toujours croissante de connaissances produites et face au manque d’ordinateurs et d’Internet, des mesures nouvelles doivent permettre d’enclencher le processus menant à l’entrée de l’information et de la connaissance à la maison.
Mais Internet est disponible et libre d’accès en Algérie me diriez-vous ? Oui, bien sûr, mais pas dans toute l’Algérie, mais seulement dans quelques villes et villages et encore, pour des catégories qu’on peut sans gêne considérer comme nanties.
Abordons cette question, une autre question me taraude l’esprit : en Algérie, il existe pas moins de 7 millions d’analphabètes auxquels il faut ajouter ce qu’on appelle désormais et à juste titre les « nouveaux » analphabètes, c’est-à-dire toutes les personnes qui sont apparues à la suite de l’impossibilité, pour eux, d’accéder aux nouvelles technologies de l’information et de la communication, donc au savoir. Le résultat, terrifiant, est qu’on se retrouve alors avec au moins le tiers de la population qui ne « connaîtra » jamais l’Internet et encore moins ne touchera pas à un ordinateur, fut-il le plus simple et le plus domestique. Un pays, deux sociétés en somme. Avec tout ce que cela suppose comme inégalités et disparités au sein d’une nation qui, sans un « minimum » de contrat social clairement identifié et assumé politiquement, ne peut exister. Une population, pour être un corps ordonné et harmonieux, partage ses connaissances, ses écrits, ses symboles, ses mythes, ses traditions. Autrement, elle ne peut exister ni se développer.
L’Internet a changé beaucoup de choses, son mouvement « naturel » est de tout connecter, de tout mettre en liaison et de créer l’ubiquité. Mais faut-il encore l’aborder et l’intégrer en fonction de nos besoins et de nos réalités, loin des scénarios lisses ou “totaux”. Quel avenir pour Internet en Algérie et pour quel usage ? L’homme va-t-il conserver le contrôle de la technologie ? La vie privée des internautes va-t-elle « exploser » ? Autant de questions auxquelles il faut répondre dès à présent en mobilisant toutes les compétences : experts, sociologues, anthropologues, ethnologues, acteurs du monde de l’entreprise, de la recherche et de la politique. Il y va de notre avenir et des enjeux qui le gouvernent.

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