Gestion de connaissances

Gestion de connaissances
{(Par Abderrafiq Khenifsa)}
Avec un chiffre d’affaires qui dépasse les 2,5 milliards de dollars par an, les trois opérateurs de téléphonie mobile en Algérie se portent bien. Encore faudrait-il voir ce que ce chiffre a pu engendrer comme chiffre d’affaires pour les autres secteurs. En effet, il est prouvé que sans télécommunication, il n’y a point de « gros » chiffres, ni de commerce. Ce qui est remarquable, c’est que ce chiffre d’affaires a été le produit de la « voix ». En disant cela et ne connaissant pas notre culture « orale », l’homme d’affaires étranger nous dira : « Mais alors, vous n’avez pas de système d’information pour vos entreprises ! » Sa réflexion est juste, et c’est ce que nous constatons de visu surtout si l’on lit les appels d’offres qui ne parlent que d’achat de matériel informatique. Et alors où sont les logiciels ? Le métier ? La réponse vient, et c’est dommage, d’entreprises étrangères qui, certes, ne se bousculent pas, mais viennent un peu « tâter » le terrain. Et toutes les personnes que nous avons rencontrées nous parlent poliment de « grand potentiel », crûment « de vide sidéral » et méchamment de « société amateur dans le développent du logiciel ». Je ne veux pas m’étendre là-dessus parce qu’il y a beaucoup à dire, et c’est dommage pour notre pays qui avait une école de formation d’ingénieurs informaticiens en… 1969. Et qu’aujourd’hui, les véritables entreprises de développement de logiciels se comptent sur les doigts d’une seule main. Dommage, car même si notre marché n’est pas mûr, la géographie fait que nous sommes à seulement deux heures de cette vieille Europe, grosse consommatrice de logiciels. Encore faudrait-il qu’il y ait une stratégie claire et de la patience dans ce sens. Pour information, l’Inde, grand pays du développement du logiciel, a mis en place des structures pour ce domaine à partir de 1950 et qui ont été revigorées dans les années 1980. Aujourd’hui, ce pays est devenu une place centrale dans le monde du logiciel.
Voilà, nous sommes partis de la voix et nous avons atterri sur le logiciel, cette partie immatérielle qui est l’essence même de ce que le monde appelle « la société du savoir ». Et le centre de gravité de cette dernière ne se trouve plus uniquement dans les TIC, mais dans une nouvelle économie, terme à définir, et qui se superpose à l’ancienne.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *