Convergence

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{Par Abderrafiq Khenifsa}
La convergence, terme à la mode. Tout le monde en parle. Mais alors, c’est quoi ce nouveau bidule ? Si on résume, la convergence tend à rassembler en un seul tout, une série d’innovations technologiques distinctes – téléphonie, messagerie, audio, vidéo, communication sans fil, positionnement par satellite, données numériques etc. – qui assure, ou assurera, une communication intégrale en temps réel à partir de n’importe quel point vers n’importe quel autre point de n’importe quel type d’information. C’est long ; en plus clair, pour la première fois, dans l’histoire de l’humanité, toutes les formes de communications – textes écrits, données chiffrées, photographies, images mouvantes, son, paroles et musique, images – peuvent être codées sous forme numérique et relayées vers n’importe quel point de la planète à une vitesse proche de l’instantanéité. L’ubiquité quoi !
C’est magnifique pour le beta-humain que nous sommes, mais et il y a toujours un mais. Le problème majeur se situe au niveau de la concentration de toutes ces technologies entre les mains de quelques mégacorporations qui contrôlent ou contrôleront les réseaux, la distribution, le contenu et l’accès des utilisateurs ou, en d’autres mots, la totalité du système de communication. Un exemple. Pas très loin : El Djazira TV, et un peu loin : la première guerre contre l’Irak avec CNN. Mais ce que disent les sociologues et autres technophiles, cette convergence créera une nouvelle ère civilisationnelle basée sur la mobilité et l’accès global au savoir. Sommes nous prêts ? Avons-nous les moyens ?
“And most important of all, information has become global and has become king of the global economy”, discours de Bill Clinton en… 1993. En effet, nous avons d’un côté un contrôle croissant sur cette information et ce savoir et de l’autre une dépendance accrue de la société sur le système informationnel. En tant que société orale, notre retard est un avantage car, aujourd’hui, le bouche-à-oreille fonctionne mieux que l’écrit ou l’Internet. Et les politiques l’ont compris.
En 2008, 10 ans après les premières bagarres de 1998 sur l’Internet, il y avait 110 millions d’internautes à cette date-là, 300 millions en l’an 2000 et aujourd’hui des milliards, et cela ne s’arrêtera pas. Perçus comme une entité neutre, la technologie et plus particulièrement les Tic sont un pré requis pour entrer dans le XXIe siècle et un signe de «bonne gouvernance».

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