L’imprimante domestique se démocratise

«La conjoncture exige que l’on ait un ordinateur et une imprimante, c’est le minimum si l’on veut être indépendant», nous dit Hocine, père de trois enfants scolarisés. A l’instar de nombreux chefs de familles, ce cadre commercial résidant à Bab Ezzouar, en banlieue algéroise, souligne que «posséder un computer sans imprimante est un handicap de taille». «Je me se suis rendu à l’évidence qu’une imprimante était indispensable lorsque mes enfants ont rejoint le CEM. Leurs professeurs leur demandaient régulièrement de faire des exposés ; cela nécessitait des recherches sur Internet et, bien sûr, des textes et photos à imprimer», explique notre interlocuteur, ajoutant qu’il est abonné à Fawri, fournisseur Internet d’Algérie Télécom. Quartier populaire par excellence, Bab El Oued a tendance aussi à se brancher aux nouvelles technologies. Les ordinateurs «domestiques» se comptent aujourd’hui par milliers dans ce quartier «ouvriériste». Les gens ne lésinent pas, en effet, sur les moyens pour l’acquisition d’une machine. Comme Hocine, le «mobile», c’est les enfants. D’autres comme Sabéha, secrétaire de direction, mère de deux enfants, ne cache pas le fait que son «ordinateur sert tout le monde». «Nous sommes trois à la maison (ndrl : Sabéha étant veuve), Mériem, mon aînée de 17 ans, et Omar, mon benjamin de 13 ans. L’une est au lycée, en terminale, et l’autre en 3e année moyenne, et bien sûr moi, leur maman. Les enfants ont leurs exposés, et parfois ils impriment des documents de culture générale. Quant à moi, je l’utilise beaucoup plus pour mon travail que je réalise de temps en temps à la maison», ajoute-t-elle. Branchée à Internet, Sabéha dispose d’une imprimante couleur de marque Epson. «Je viens de l’acheter car le besoin se faisait sentir. Auparavant, j’imprimais les documents de mes enfants au cybercafé du coin. Aujourd’hui, Dieu merci, je ne dépends plus de l’«extérieur». Idem pour Kaltoum, étudiante en magistère, résidant à Kouba. Colocataire avec une amie fonctionnaire, Kaltoum occupe un 12 m2 en pension chez une vieille dame, à Vieux Kouba. Son «cagibi», comme elle aime à le qualifier, n’a pas été un frein aux… NTIC. «Je suis un cursus de post-graduation dans une spécialité rare en Algérie. La documentation fait énormément défaut, et c’est pour cette raison que j’ai l’Internet chez moi. Ce qui suppose un ordinateur et l’incontournable imprimante», nous confie cette femme de 33 ans. Et d’ajouter : «Heureusement que je m’entends très bien avec mon amie, car il faut reconnaître que, outre mon lit et un petit meuble de rangement, j’ai pu aussi dégager un espace pour ma petite ‘’station’’», souligne la future «professeur d’université». Kaltoum, contrairement à Sabéha, dit utiliser une imprimante Canon noir et blanc. «Je n’ai pas besoin de couleur. Et puis il y a le fait aussi que la cartouche est disponible et présente un grand avantage, autrement dit une durée de vie assez longue.» Cela étant, l’imprimante Epson de type D 92 occupe le haut du pavé à cause de son prix modique (environ 5000 DA). Des explications nous sont fournies par un professionnel ([lire entretien ci-dessous->http://66.221.192.192/spip.php?article955]).

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