Vers le lancement de Ousratic 2.0

Le directeur général de Microsoft Algérie, Samir Saïd, n’y est pas allé avec le dos de la cuillère en affirmant son mécontentement sur les proportions du piratage en Algérie, en particulier dans l’opération Ousratic. A la question de savoir si Microsoft a vendu des licences pour l’opération Ousratic, il nous affirme que «zéro licence a été vendue pour l’opération Ousratic, donc 100 % des logiciels livrés pour cette opération sont piratés». Une grosse déclaration. L’opération Ousatic est-elle donc un fiasco ? «Non», dit-il. Mais il est sidéré par le fait que la totalité des logiciels soit piratée. Il parle de zéro gain pour Microsoft, alors «que les logiciels sont facturés aux clients», affirme-t-il.
Nous nous sommes rapprochés de M. Mahiedine Ouhadj, responsable de l’opération Ousratic au sein du ministère des Postes et des Technologies de l’information, qui dit que «l’opération Ousratic est une opération qui fonctionne toujours». Pour rappel, Ousratic est une formule initiée par les assembleurs, Intel et Microsoft, et le ministère des Ptic. Intel pour les processeurs de la machine et Windows pour le système d’exploitation, logiciel qui fait tourner la machine. Le but de cette opération est de mettre un ordinateur à la portée des ménages algériens. L’entrée de l’ordinateur à la maison permet non seulement une «vulgarisation» de l’ordinateur, mais aussi d’entrer de plain-pied dans le monde numérique et, conséquemment, faire partie du village mondial.
Nous avons essayé de contacter les assembleurs et les vendeurs de Microsoft, mais personne n’a voulu nous faire des déclarations. Ousratic s’essouffle-t-elle ? «Non», dit Ouhadj en ajoutant que «nous sommes en train de préparer une sortie spéciale Ousratic». En attendant, les micro-ordinateurs sont vendus sur la place d’Alger entre 22 000 et 24 000 DA.

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