Grand rush à 20 jours de la date buttoir de l’ARPT

Devant la forte affluence, ces derniers ont dû aménager leurs structures commerciales de manière à mieux accueillir la clientèle.
Les abonnés détenteurs de puces non identifiées n’ont, en effet, qu’une vingtaine de jours devant eux pour les déclarer, après quoi ces dernières risquent d’être coupées à partir du 30 avril. Cette grande affluence des citoyens, qui a commence au lendemain de l’annonce de la date butoir par le président de l’Autorité de régulation, Mohamed Belfodil, à la fin février, s’est accentuée d’une manière exceptionnelle à l’approche du délai.
A en croire le régulateur du marché algérien des télécoms, ils sont trois à quatre millions de clients, soit 10 à 15 % des 28 millions abonnés au mobile en Algérie, à être concernés par cette opération d’identification lancée déjà auparavant sans grand succès.
Les opérateurs, eux, estiment que le taux de la clientèle anonyme se situe à hauteur de 10 % du côté de Mobilis et Nedjma et n’excède pas 5 % chez Djezzy.
Lancée il y a plus de deux ans, l’opération d’identification des puces, devenue un véritable souci de sécurité nationale, au vu des multiples explosions téléguidées à distance par des portables, a été retardée, rappelons-le, à chaque fois pour des considérations économiques. Mais cette fois, l’ARPT semble déterminée à assainir le parc national des abonnés au mobile.
Avant cette dernière notification du régulateur, les opérateurs, informés de la nécessité d’identifier leur clientèle, ont, en effet, manqué de fermeté pour des raisons, dit-on, purement commerciales, puisque l’objectif était au début de vendre le maximum de lignes sans se soucier des conséquences de ces ventes anarchiques.
Cela dit, quelques efforts ont été consentis pour persuader les clients à déclarer leurs puces, et les multiples campagnes menées auparavant ont déjà donné des résultats.
Chez Mobilis, l’on estime le nombre des clients qui se sont identifiés durant les diverses manifestations organisées en l’an 2007 à 3 millions de personnes.
Cette nouvelle campagne, qui a démarré au lendemain des recommandations rendues publiques par l’Autorité de régulation, a également permis l’identification de milliers d’autres lignes au niveau des agences commerciales qui ont dû aménager des espaces réservés spécialement à l’établissement des contrats d’identification, comme c’est le cas au niveau de l’agence Sofia. Même ambiance chez Djezzy, dont les boutiques enregistrent une affluence record, à l’instar de celle de Didouche Mourad d’Alger-Centre.
Chez cet opérateur, on se veut rassurant quant à la possibilité d’identifier l’ensemble des anciens clients anonymes avant le délai fixé.
Le problème qui se poserait éventuellement est relatif à la remontée de l’information sur les nouveaux clients depuis les points de vente éparpillés à travers les pays, laquelle risquerait de prendre un peu plus de temps et pénaliserait les abonnés.
Une préoccupation partagée par le troisième acteur du marché du mobile algérien, Nedjma.
Ce dernier rappelle toutes les dispositions prises pour faciliter l’identification des clients lors des diverses manifestations organisées en facilitant au mieux la tâche aux clients qui pouvaient alors s’identifier sur simple envoi de SMS.
L’Autorité de régulation, qui reste ferme sur le dernier délai accordé jusqu’à la fin du mois en cours, rassure, d’ores et déjà, que les cas des nouveaux clients dont les contrats ne sont pas remontés à temps aux opérateurs seront traités avec plus de souplesse.
Du côté des citoyens, les avis sont mitigés sur le délai accordé, même si à l’unanimité tout le monde semble applaudir l’initiative.
«Je suis pour le principe, mais ils devraient nous accorder un peu plus de temps car les agences sont débordées et nous passons des heures à attendre pour se faire établir un contrat d’identification de la puce», nous dira Karima rencontrée à l’agence Sofia de Mobilis.
Un avis partagé par Amine rencontré lui à l’Agence Didouche Mourad de Djezzy. «C’est une très bonne chose quand on sait le nombre d’explosions téléguidées par des portables volés ou tout simplement parce que la ligne n’est pas déclarée, mais franchement ça ne m’enchante pas de faire cette chaîne. Les opérateurs doivent réfléchir à de meilleures méthodes pour mieux gérer cette opération.»

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