L’Internet à tres haut débit en ligne de mire

«Digital Britain» est le titre du livre blanc publié par le ministère britannique de la Culture qui propose en premier lieu que l’accès haut débit à Internet fasse partie du service universel, mais il donne aussi un grand nombre d’autres propositions qui feront du Royaume-Uni la capitale numérique de la planète.
Autour de 2 mégabits par seconde, il devrait être accessible à un tarif abordable à tous les foyers du pays et il sera financé par l’Etat à hauteur de 200 millions de livres (236 millions d’euros). Ce service universel pourrait prendre la forme de réseau ADSL, optique ou non filaire. D’un autre côté et voulant irriguer l’ensemble de la Grande-Bretagne en fibre optique, Londres désire créer un fonds pour accélérer le déploiement de la fibre optique. Son financement sera fait par un prélèvement de 50 pence par mois (60 centimes d’euros) sur tous les abonnements à une ligne fixe avec pour objectif, qu’en 2017, que 90 % des foyers disposent d’une connexion à très haut débit, y compris dans les zones où il ne serait pas rentable. Et pour que tout tourne réellement, le livre bancs n’oublie pas les producteurs de contenus, car sans eux, point d’Internet. Et à ce sujet, le livre blanc demande la mise en place d’un cadre légal destiné à combattre le téléchargement illégal de fichiers vidéo et musicaux.
Et pour cela, il prévoit que les fournisseurs d’accès aient l’obligation d’indiquer les infractions aux abonnés et de donner aux ayants droit l’identité des récidivistes pour leur permettre de lancer des poursuites judiciaires.
Pour les récidivistes les plus endurcis, il est prévu un certain nombre de mesures de rétorsion telles que la suspension, le filtrage et la limitation des connexions par les ISP.

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