« La deuxième Algérie »

La diaspora algérienne aux Etats-Unis débarque à Alger. Jadis oubliée, longtemps négligée, la diaspora retrouve la parole et elle ne vient pas les mains vides. Un fond d’investissement de type captal risque de 150 millions de dollars mais aussi d’un réseau, d’un bon réseau celui de la Silicon Valley. Elle ne vient pas prendre mais donner. Cette ‘deuxième Algérie’ qui est détentrice de valeurs algériennes est venue pour partager sans donner des leçons. Composé en majorité d’algériens qui sont partis vers la fin des années 70 mais voulant garder des liens avec l’Algérie éternelle.
Au-delà des chiffres, c’est la qualité des membres de notre diaspora qu’il faut relever. C’est fini, l’ère de l’émigré qui ne sait pas lire, aujourd’hui ce sont des ingénieurs, des médecins, des chercheurs et autres universitaires ce sont des diamants bruts : une richesse méconnue et inexploitée par nos autorités et nos dirigeants économiques. Yacine Rahmoun, un des organisateurs de l’ASI – Algerian StartUp Initiative- a souligné dans son discours d’ouverture que nos compatriotes de l’étranger sont « prêt à aider et à s’impliquer ». Cette deuxième Algérie doit trouver sa place. Elle se doit de se constituer en cercle de réflexion, en club d’investissement, de développer des réseaux d’influence multilatéraux en Algérie et auprès des acteurs internationaux du développement. Cet immense réservoir peut être le liant entre les générations, un pont mais aussi une source d’idée, d’entreprises et donc d’emplois.

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