84 %, le même taux que l’année dernière pour l’Algérie

Selon l’étude BSA/IDC de 2009 sur le piratage international de logiciels PC, le piratage de logiciels PC a baissé sur de nombreux marchés, malgré la récession économique mondiale. Il est en repli dans 54 économies et en hausse dans 19 seulement. Le taux de piratage mondial a toutefois augmenté de 41 à 43 %, essentiellement sous l’effet de marchés à forte croissance et à fort taux de piratage tels que la Chine, l’Inde et le Brésil, dont la part du marché mondial des logiciels a augmenté.
IDC estime en effet que pour 100 dollars de logiciels vendus sous licence en 2009, 75 dollars supplémentaires étaient piratés. Force est de constater que ce problème n’a pas uniquement un impact sur le chiffre d’affaires des entreprises, car la réduction du taux de piratage des logiciels peut présenter d’autres avantages économiques importants. Une étude BSA/IDC réalisée en 2008 sur l’impact économique de la réduction du piratage de logiciels1 a permis de conclure, par exemple qu’en Algérie, une diminution du taux de piratage de dix points sur quatre ans pourrait contribuer à générer au minimum 5000 nouveaux emplois et contribuer à l’économie algérienne à hauteur d’au moins 100 millions de dollars.
En fait, IDC estime que pour chaque dollar correspondant à l’achat sous licence d’un logiciel dans un pays, 3 à 4 dollars supplémentaires sont à mettre au profit des sociétés de services et de distribution locales. Le piratage constitue également un risque pour les consommateurs, qui mettent en péril la sécurité de leur ordinateur, la plupart des logiciels piratés contenant en effet des malwares.
À l’échelle internationale, la valeur commerciale des logiciels piratés en 2009 est de 51,4 milliards dollars.

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