En combinant software et hardware : Juniper propose une nouvelle architecture pour les réseaux d’opérateurs

Par Sid Ali Dehimi
Dans la douceur quasi estivale de Barcelone, Juniper Networks a convié les journalistes pour leur rappeler que le monde des équipementiers ne tournait pas uniquement autour du village Cisco, bien au contraire. Juniper s’avère être l’un de ses challengers les plus sérieux. Et surtout, le plus tenace. Plus simple et moins cher, le nouveau réseau à la manière de Juniper s’avère plus économe, plus flexible, plus ouvert et moins vorace en espace.

Alors qu’à Alger, on ne vit que pour le One-Two-Three, Juniper, discret, mais entreprenant, propose le «3-2-1» qui permet de simplifier l’architecture du réseau. Il s’agit de réduire l’infrastructure de communication de trois à deux couches. Le programme «Project Stratus» prévoit ensuite de passer à une seule couche. «Il faut repenser le réseau», estime Andy Ingram, vice-président marketing produits et business development car, ajoute-t-il, «les applications occupent désormais la place centrale».
Partant du principe qu’il faille diminuer les appareils et que les datacenter et les réseaux doivent communiquer très rapidement, donc réduire les switchs, Juniper lance le concept du ‘virual Chassis’ à la couche accès. Le principe est simple, mais il fallait y penser. Au lieu de mettre plusieurs switchs, on les remplace par un seul appareil, mais qui est intelligent et qui réalise ce que faisait l’ensemble des switchs que l’on a enlevé. L’infrastructure devient alors simple et la connectivité plus efficace, sans oublier la réduction des coûts. Pour Juniper, le TCO (Total Cost of Ownership, coût total de possession) est réduit de 20 %, les frais de maintenance annuelle reculent de 40 % et l’espace occupé par les équipements chute quant à lui de 40 %. Cette approche, à en croire Juniper, ne génère que des économies.
Après toutes les démos sur Junos – système d’exploitation de Juniper -, quatre applications donnent le ton et permettent à un opérateur d’aller vers un Capex plus élevé. ‘Virtual Control’ permet de contrôler à partir d’une seule interface les réseaux physiques et virtuels, alors qu’«Ethernet Design» permet à un gestionnaire de réseau de gérer son réseau comme un Lan, même s’il ne se trouve pas dans le même espace. Il faut alors sécuriser, et pour cela ‘Security Design’ et ‘Service Insight’ placent dans les mains des DSI des solutions de sécurité simples et proactives. La dernière application de Juniper est «Apptrack» qui permet d’identifier une application et d’offrir, ainsi, une meilleure visibilité au gestionnaire du réseau. A travers l’ensemble de ses équipements et ses applications, Juniper reste concentré sur un seul marché : l’infrastructure. D’ailleurs, en Algérie, Juniper travaille étroitement avec Algérie Télécom. Avec ses nouvelles offres et nouvelles fonctionnalités, Juniper estime que son «nouveau réseau» pour datacenter doit permettre de multiplier les performances par 8, de réduire les délais d’opération et de déploiement de 50 % et de réduire les dépenses d’investissement de 35 %.  Que de bons et beaux chiffres… 

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