Carte bancaire

Il y a quelques années, qui aurait dit que l’Algérien mettrait une ceinture de sécurité une fois qu’il serait en voiture. Aujourd’hui, il ne viendrait à l’idée de personne d’oublier sa ceinture.
Cela a pris des années de prévention et de « suggestion douce » pour ne pas dire grâce aux procès-verbaux qui touchaient directement la poche. A l’heure de la numérisation et du digital, la même procédure de suggestion douce peut être reprise pour que les commerçants aillent vers la carte bancaire et le chèque. Alors qu’il existe une plate-forme interbancaire chez la Satim, des DAB – distributeurs automatiques de billets- bien visibles dans chaque banque, une entreprise algérienne qui fabrique des cartes à puce, un réseau télécoms qui couvre tout le pays et une demande exprimée, le citoyen n’a toujours pas la possibilité d’utiliser sa carte bancaire en dehors d’un DAB. A quoi cela est-il dû ?
Plusieurs réponses à cette question. On parle de retard technologique de la carte bancaire mais sans nous dire la techno qui est utilisée aujourd’hui, alors doit-on attendre que cette nouvelle techno soit mature ? D’autres encore nous disent que c’est le citoyen qui ne fait pas l’effort de payer avec sa carte bancaire, comme si ces gens là n’habitaient pas en Algérie où c’est le patron de la boutique ou le chauffeur de taxi qui fait la loi. Cela ayant été dit, je rappelle juste qu’il y a autant de styles de commerçants qu’il y a de travailleurs… certains sont très honnêtes et d‘autres pas. Continuons. D’autres encore nous disent que c’est le lobby de l’économie informelle qui a décidé cela. Qui croire ?
Un banquier rencontré par hasard au cours de notre tournée « bancaire » nous dit tout simplement que « la carte bancaire, c’est la confiance, mais c’est aussi un écosystème où tout le monde doit gagner : le citoyen, le vendeur et la banque » en rajoutant le fait que nous sommes un pays peu bancarisé. La bancarisation représente le pourcentage de la population ayant accès aux services bancaires auquel il faut adjoindre un autre indicateur qui est le nombre de guichets bancaires pour 1 million de personnes âgées de plus de 15 ans. Cela ne nous donne pas un chiffre réel car pour obtenir un indicateur de bancarisation réelle, il faut  prendre en compte la densité de la population pour s’assurer qu’il y a une répartition équitable des guichets. C’est donc une caractéristique ou un indicateur qui traduit le développement d’un pays. Résumé ainsi ; je vois mieux la chose mais alors que manque-t-il ou bien que faut-il faire pour que la carte bancaire puisse être utilisée partout et par tous. Un peu de suggestion douce…

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