Délires

Si Einstein était encore parmi nous, il aurait sans doute lier la contraction du temps à sa vitesse d’écoulement. Si Nietzsche continuait d’écrire sur l’homme, il aurait forcément eu le verbe prolixe sur le « nombriliste » qu’il est devenu. Ce sont deux effets de notre nouvelle condition humaine qui n’ont pas réellement trouvé preneur chez nos penseurs actuels. Oui, Internet accélère le temps en contractant le délai pour obtenir une information. La même recherche, en bonne et due forme, en épluchant livres sur livres, dans une bibliothèque, nous aurait coûté bien plus de temps mais elle ne nous aurait pas laissé ce vague sentiment que les choses vont trop vite. Second effet, le « nombrilisme » ! Internet a offert à chacun de nous d’imposer au reste du monde ses émois, ses éclats, ses petites histoires, ses analyses… Est-ce bien ? Est-ce mal ? Internet nous a rendus bien des services il faut l’avouer; et il continuera de le faire tant que nous aurons cette impression que nous sommes incapables de nous en passer.
Non plus réellement un revolver posé sur une table ne présente aucun danger. Ce même revolver pris par un individu sans mauvaises intentions ne nous rassurerait pas totalement mais au moins pourrions-nous le feindre. Enfin le troisième cas de figure qu’il est inutile de décrire. Celui qui conduit à l’irréparable. Internet nous a rendus bien des services, oui, vraiment, mais il ne faut jamais qu’il devienne une menace.

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