Geek week 2012, année du déclic ?

En souhaitant une bonne année 2012 à son personnel, Hachemi Belhamdi, Président Directeur Général du Groupe Algérie Télécom, n’a pas fait dans la nuance. Il a même employé des termes crus pour être compris le mieux possible. Passé la période d’observation depuis son installation, il délivre des messages forts. Désormais, tout le monde devra faire face à ses responsabilités au sein de l’entreprise. Afin de maintenir son équilibre, l’opérateur public doit opérer sa mue. Il faut sortir des sentiers battus et tenter des actions qui sortent de la routine. Il rappelle qu’Algérie Télécom n’a plus droit à l’erreur, elle qui, mine de rien, « entame sa dixième année d’existence en tant que société commerciale ». Mais qu’est ce qui bloque au fait ? Posez cette question aux abonnés de la téléphonie fixe et ils vous diront qu’en se rendant à une Actel au Nord ou au Sud du pays pour une réclamation, ils ont le sentiment de compter pour du beurre même si le prix de cette denrée alimentaire sur les étalages de l’épicier du coin n’est pas donné.
Ils lisent les journaux et ils apprennent que le MPTIC encourage le haut débit mais en surfant à la maison, c’est plutôt un modeste débit qui leur est assuré. Pour toute réponse à leurs doléances, on leur demande de patienter et d’attendre le déploiement du FTTH dans les cités nouvelles sans bien sûr leur donner une échéance précise. L’idéal est de formuler des échéances pour tout projet et des résultats précis à atteindre pour faire évoluer de façon significative la situation. Or, il faut reconnaître que des années après la réforme des télécommunications, nous restons dans les approximations. Le ministre du secteur Moussa Benhamadi, a déjà fait remarquer que le programme e-Algérie 2013 par exemple s’est développé au fur et à mesure pour s’imposer comme une stratégie, mais cette dernière ne peut plus être limitée dans le temps. En clair, le ministre préfère parler de l’Algérie électronique sans ajouter l’échéance 2013.
On se souvient du « feuilleton » de l’ouverture du capital d’Algérie Télécom qui a été mainte fois annoncée jusqu’au jour ou on apprend qu’il n’est plus à l’ordre du jour ! Tout d’un coup, on nous a annoncé que l’entreprise dispose des moyens financiers et du management requis à la faveur des programmes de restructuration et de l’ouverture sur les tous les partenaires pour contribuer à l’amélioration de ce management. Mais depuis, est ce que le management s’est amélioré ? Passons…
Dernier dribble en date : le lancement de la 3 G. Si le ministre des PTIC semble animé de belles intentions et veut mettre tout son poids dans cette opération, elle ne pourra se traduire que d’une volonté gouvernementale, étatique, voire présidentielle. Au-dessus de la mêlée, LG Algérie a changé de directeur général : Ahn Woo Sang remplace Ahn Deuk Soo à la tête de la succursale d’Alger du constructeur sud-coréen. La nouvelle feuille de route du nouveau patron consiste à renforcer la marque sur le marché algérien. Mission délicate car la concurrence veut aussi sa part de gâteau. Les opérateurs ne se font pas de cadeaux. Même si Mobilis en a fait pour les meilleurs points de vente en offrant des voitures, XBOX et LCD. Une reconnaissance qui vaut son pesant d’or. L’opérateur public de téléphonie mobile veut accentuer son avance en tête du classement. Il ne veut plus jouer les seconds rôles. Plus facile à dire qu’à faire d’autant plus que Mehmel Azouaou, DG de Mobilis, ne l’évoque qu’à demi-mot dans un discours de circonstance. Terminons cette chronique par cette information lue dans le très officiel « El Moudjahid » (13-12-2011) : Algérie Poste annonce par la voix de son P-DG, l’ouverture d’une filiale de téléphonie virtuelle qui proposera des offres ciblées, des packages, aux  différentes couches de la société en partenariat avec Mobilis. Effet d’annonce ou projet réalisable ? Qui vivra verra…

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