Geek Week: Entrée théâtrale et duels à distance !

Après l’inattendue sortie médiatique, selon les uns, et l’entrée théâtrale, selon les autres, de Nouar Harzallah, patron d’Eepad, qui laissait supposer la semaine dernière, lors d’une conférence de presse, que l’affaire de l’opérateur privé était en voie de règlement, voici que Moussa Benhamadi, ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication, donne une autre version. Selon lui, le litige financier opposant l’opérateur privé des services Internet et le groupe Algérie Télécom « n’est pas encore réglé ». Pis, il enfonce le clou en ajoutant : «Il n’y a pas de nouveau dans le différend entre EEPAD et AT. A cet opérateur de payer ses dettes. » Avouez qu’il y a de quoi en perdre son latin ! Rebondissement ? Mauvais feuilleton ? Incompréhension ? Visiblement, au lieu de traiter ce dossier dans la transparence voulue et éviter les nuances, on préfère jouer les prolongations. Amusons la galerie. Quant à Algérie Télécom, il a opté pour le silence. Aucun commentaire. Aucune précision comme s’il n’était pas concerné. Quel suspense ! A faire pâlir Sherlock Holmes… Sous d’autres cieux, et pour que sa bonne étoile continue à illuminer le champ médiatique, Nedjma relance la compétition journalistique et annonce l’ouverture des candidatures du concours « Média Star » pour sa sixième édition. Une initiative qui vise à susciter des vocations et à exhorter les journalistes à aller au-delà de la reprise mécanique des communiqués de presse. Il y a en effet nécessité de s’orienter vers la spécialisation en matière de journalisme, notamment dans les domaines des TIC. Il est plus que temps pour que le paysage médiatique dépasse le concept du journaliste polyvalent qui passe sans transition de la couverture d’une grève à Air Algérie au lancement d’un modèle de smartphone. De tels concours sont l’un des moyens d’approfondir la réflexion sur cette révolution du numérique qui a réduit le monde en « un village planétaire » tel qu’imaginé par le sociologue canadien McLuhan. De toutes parts, nous parvient l’information à vitesse accélérée (électronique). Nous devenons spectateurs et témoins des événements internationaux médiatisés qui entrent dans notre univers en direct. Le téléphone mobile est un objet difficile à définir tant il ne cesse de se charger de nouvelles fonctions (communiquer, prendre des photos, filmer, naviguer sur le Web). Un outil en perpétuel changement dont les possibilités sont loin d’être épuisées… Mais une chose est sûre : il a transformé les rapports sociaux. Il est constamment invoqué par une famille multipliée, dispersée, composée, recomposée, élargie, vivant à distance, dans laquelle parents et enfants sont plus ou moins séparés. L’ordinateur et le téléphone mobile sont des outils qui ne se donnent pas facilement à l’usage. On a souvent l’impression qu’il y a chez les jeunes une certaine aisance, une facilité juvénile, un savoir-faire infantile alors que l’adulte doit faire un véritable travail de traduction pour intégrer la nouveauté technologique dans son espace de compréhension. Les enfants se considèrent souvent comme davantage experts que leurs parents et pensent en conséquence gagner un statut privilégié dans la famille. Passons à autre chose. Au niveau mondial, Samsung a décidé d’investir le marché des écrans transparents. Un nouveau relais de croissance pour sa division LCD. Les écrans transparents apparaissent depuis des années dans les films de science-fiction mais sans jamais se retrouver dans les salons. Samsung a décidé de repousser sans relâche les limites de l’imagination et changer le quotidien des citoyens du monde. Ce challenger passe à l’offensive et le fait savoir. Outre la communication et le marketing, nécessaires pour la conquête du client, l’entreprise dispose d’une palette de leviers qui seront interprétés comme autant de signaux de sa volonté de devenir leader. Il y en a qui feraient bien d’en prendre de la graine ! L’Algérie doit aujourd’hui passer au stade de la production des TIC. Nous avons donné la preuve que nous sommes de bons consommateurs des TIC. Aujourd’hui, nous devons revendiquer la participation à leur production. Les applications les plus novatrices ne semblent toujours pas généralisées : elles sont toujours à l’étape de « projets pilotes », comme pour illustrer les difficultés rencontrées par l’Etat pour réellement mettre les TIC au service du développement.

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