La commission haut et très haut débit installée Intentions cherchent concrétisation

Lors du Sommet de l’UIT Telecom World, qui s’était déroulé du 24 au 27 octobre 2011 à Genève, en Suisse, Moussa Benhamadi, ministre de la Poste et des TIC, avait annoncé qu’une « commission nationale pour la large bande [haut débit, très haut débit] sera bientôt créée ». Aujourd’hui, le 20 février 2011, c’est chose faite et de surcroît au sein du Cerist, le premier ISP algérien. La commission nationale de large bande haut et très haut débit a été officiellement installée lors d’une cérémonie présidée par le ministre lui-même.
Dans son allocution prononcée à cette occasion, le ministre de la Poste et des TIC a tenu à rappeler que le haut et le très haut débit sont un défi pour se hisser au niveau des pays avancés en la matière et de répondre aux besoins des citoyens car les TIC sont une industrie nécessaire qui irrigue l’ensemble du tissu industriel. En effet, ajoute-t-il, le développement des infrastructures de communication est l’une des priorités du programme gouvernemental dans le domaine des technologies de l’information et de la communication (TIC). Le passage du réseau classique de télécommunications au réseau large bande, désigné encore comme réseau à haut débit, a des impacts socioéconomiques positifs. Selon une étude commanditée par la Commission européenne, la productivité du travail augmente de 5% dans le secteur de la production et de 10% dans le secteur des services dans les entreprises qui adoptent le haut débit. De son côté, la Banque mondiale a montré récemment que chaque accroissement de 10% du taux de pénétration du haut débit, cela se traduit par une hausse du PIB de 1,3% en moyenne.
Les puristes désignent le haut et très haut débit par des bandes passantes incroyablement hautes et pouvant atteindre le 1 Gigabit par seconde (Gbit/s) pour les réseaux fixes, et jusqu’à 150 Mégabits par seconde (Mbit/s) pour les réseaux mobiles.
« Les télécommunications et le développement de l’Internet à haut débit jouent un rôle fondamental en termes d’investissements, de création d’emplois et de relance générale de l’économie », souligne le ministre tout en ajoutant que le rôle de cette commission consiste à « promouvoir » les accès haut et très haut débit aux réseaux de télécommunications à travers l’ensemble du territoire national afin de les « mettre à la portée de tous les citoyens dans le cadre d’une vision politique d’accélération de la réalisation des objectifs de développement national notamment à l’horizon 2014 ».
Dans plusieurs pays, le haut débit fait partie du service universel. La Finlande a probablement les objectifs les plus ambitieux à ce jour : un service universel de 100 Mbit/s à partir de fin 2015. Les objectifs définis à cette commission sont l’accès de tous les citoyens et de toutes les entreprises à l’«ultra-haut » débit qui est un élément clé du développement futur de l’économie nationale. Le principal moyen technique pour garantir cet accès est la fibre optique. Les réseaux mobiles ou satellitaires continueront à jouer un rôle important dans cette course vers le « ultra-haut » débit. En attendant la généralisation de l’accès par fibre optique, les anciens réseaux continueront à fournir des débits de plus en plus importants grâce aux progrès réalisés par les technologies employées.
Un plan d’action pour le « ultra-haut » débit doit par conséquent poursuivre deux objectifs. Le premier étant d’augmenter à brève échéance les vitesses dans les réseaux existants et, deuxièmement, de fournir, à échéance moyenne, l’accès optique à tout endroit du territoire et devenir ainsi un pays « fibré ». Immense chantier qui peut être la base d’un partenariat public-privé et créer un écosystème. Pour atteindre ces objectifs, des investissements conséquents sont nécessaires. Si l’opérateur historique a un rôle important à jouer dans ce contexte, la concurrence reste toutefois le meilleur moteur pour garantir un accès à des services diversifiés et innovants. Mais pas uniquement, l’ARPT aura un rôle extrêmement important à jouer que ce soit dans la neutralité des réseaux, dans l’accès mais aussi des dispositifs de sécurité des réseaux, d’authenticité et d’authentification des informations, et de protection des données et de la vie privée. Il comprend également des mesures à même d’encourager l’investissement, y compris privé, dans le domaine des nouvelles technologies de l’information et de la communication, ainsi que des dispositions pour accélérer l’usage de ces nouvelles technologies, notamment dans le service public destiné au  citoyen.
 
A Savoir
La définition du haut débit varie considérablement selon les pays. Ainsi, le haut débit est : aux États-Unis, un débit supérieur à 768 kilobits par seconde ; au Canada, un débit supérieur à 1,5 mégabits par seconde ; au Japon, un débit supérieur à 100 mégabits par seconde ; pour l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), un débit supérieur à 256 kilobits par seconde.

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