L’échéance de sa livraison est fixée pour 2014 Le 1er satellite de télécoms sera fabriqué à Oran

Après les deux satellites Alsat 1, lancé le 28 novembre 2002, et Alsat 2A, Alsat-2A, mis en orbite le 12 juillet 2010 par la fusée indienne PSLV depuis la base de lancement de Sriharikota, le CDS, inauguré par le président de la République lors de sa visite dans la wilaya d’Oran le 23 février dernier, est appelé à fabriquer, avec des équipes de spécialistes et d’ingénieurs algériens, ses propres satellites de télécommunication.
L’Algérie aura son premier satellite de télécommunications en 2014 qui sera fabriqué à Oran. « Le projet, dont l’accord de coopération a été signé fin 2009, porte dans ses dimensions la mise sur orbite des satellites spécialisés dans la télédétection, la prévention et la gestion et l’élaboration de cartes des catastrophes naturelles comme les inondations», a indiqué le directeur général de l’Agence spatiale algérienne (ASAL) Azeddine Oussedik, ajoutant que le développement des techniques spatiales revêt un intérêt national particulier. « Nous avons l’ambition de réaliser les techniques spatiales », a-t-il encore insisté. «  L’Algérie  a développé  ces dernières années une stratégie pour opérer un  transfert technologique et arriver à réaliser d’ici à deux ans son propre satellite au niveau du Centre de développement des satellites (CDS) de Bir El Djir », a affirmé, de son côté, le ministre de la Poste et des TIC, Moussa Benhamadi en marge de l’inauguration de ce nouveau centre par le président Bouteflika qui a insisté sur la nécessité de réaliser et de lancer avant l’échéance2014 le satellite de télécommunications « Alcomsat1 ». Pour le ministre du secteur, « la finalité n’est pas de construire un satellite, mais d’arriver à maîtriser toute la chaîne en amont et en aval » du procédé en ayant à l’esprit les retombées techniques, scientifiques et industrielles. Lesquelles retombées sont importantes et utiles  du point de vue économique et stratégique pour la totalité des entreprises algériennes, la micro-mécanique, le carburant, les vibrations, les panneaux solaires. Autant de segments sur lesquels planchent les ingénieurs algériens de ce centre relavant de l’Agence spatiale algérienne (ASAL) et qui seront à terme des outils de travail précieux pour développer un système, grâce au programme spatial, qui couvre le territoire national. Les TIC  et les  informations stratégiques  de l’ensemble des intervenants comme Alsat sont utiles et  bénéfiques à plus d’un titre, comme par exemple durant les inondations du M’zab ou d’El Bayadh, où la Protection civile s’en est servi.  Après les deux satellites Alsat 1, lancé le 28 novembre 2002, et Alsat 2A, Alsat-2A, mis en orbite le 12 juillet 2010 par la fusée indienne PSLV depuis la base de lancement de Sriharikota, le CDS, inauguré par le président de la République lors de sa visite dans la wilaya d’Oran le 23 février dernier, est appelé à fabriquer, avec des équipes de spécialistes et d’ingénieurs algériens ses propres satellites. Lors de l’inauguration, le chef de l’Etat, insistant  sur la nécessité de réaliser le « Alcomsat 1 », a souligné l’importance de  ce satellite qui, dit-il, doit assurer «l’autonomie nationale dans ce domaine». Il est utile de noter que le  projet du Centre de développement des satellites a été entamé en 2008. Erigée sur une assiette foncière de quatre  hectares, cette infrastructure technologique comporte notamment un bâtiment destiné à l’intégration des satellites en salle blanche et un autre réservé aux essais d’environnement, permettant des intégrations et des essais sur des satellites pesant jusqu’à 1 000 kg. L’établissement dispose également de nombreuses salles et équipements pour le stockage des composants, leur nettoyage, l’inspection, les tests thermiques ainsi que des laboratoires mécaniques, électriques, électroniques et optiques. D’autres bâtiments sont spécialisés en télédétection, en géodésie, en géomantique et des technologies spatiales. La réalisation de cette importante infrastructure a nécessité une enveloppe de 5,5 milliards DA.

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