Cybercafés, travaux scolaires et exposés Le business du « copier-coller »

Des collégiens, des lycéens et même des écoliers fréquentent « assidument » les cybercafés. Ils viennent ici consulter Internet ; certains d’entre eux le font de manière régulière, à la recherche d’informations sur des sujets bien précis que leurs enseignants ou leurs instituteurs ont demandé en classe, ainsi que nous l’explique Hamid, gérant d’un cybercafé, pour lequel il y a des lycéens, et ils sont nombreux, qui préfèrent Internet, c’est-à-dire le « copie-coller », aux livres, à la documentation, à l’ancienne méthode.
Des cybercafés bondés, à longueur de journée, à Alger, les Algérois s’y sont habitués. Et ils s’y font. Cette affluence prouve que les Algériens, de manière générale, sont branchés Internet ; ils aiment s’évader. Pas seulement. Parmi les internautes, on trouve des jeunes et moins jeunes mais également des potaches, des écoliers venus télécharger et imprimer  des sujets à traiter en classe. C’est un phénomène nouveau qui commence à prendre de l’ampleur, dans Alger, mais aussi dans d’autres villes. Nos potaches aiment faire simple, contourner les difficultés ?  Hamid, tenancier d’un cybercafé, dans la circonscription de Chéraga, connaît bien le procédé. Des collégiens, des lycéens  et même des écoliers viennent ici consulter Internet ; certains d’entre eux le font de manière régulière, à la recherche d’informations sur des sujets bien précis que leurs enseignants ou leurs instituteurs ont demandé en classe, ainsi que nous l’explique Hamid, pour lequel il y a des lycéens, et ils sont nombreux,   qui préfèrent Internet, c’est-à-dire le « copier-coller », aux livres, à la documentation. Ainsi, le thème discuté vaguement en classe est enrichi dans un cybercafé, le lycéen ou le collégien puisant des informations qui y  sont relatives, dans des sites sélectionnés. Cette méthode, c’est tout le monde qui la cautionne ? Pas tout à fait. Hamid essaye de nous expliquer qu’il n’y rien « d’illégal » dans  le procédé, et qu’il ne lui appartient pas d’interdire à des élèves venus consulter Internet de télécharger tel ou tel sujet. Dans l’absolu,  le gérant du cybercafé n’est pas dans le tort ; on ne peut pas lui faire le reproche d’avoir fermé les yeux sur un travail éducatif bâclé par des élèves, ce n’est pas son rôle. Et si son cybercafé ne désemplit pas, il ne peut que s’en réjouir. Hamid se dit d’ailleurs très content, parce ça marche pour lui ; entre deux communications téléphoniques, il n’a pas cessé de dire aux jeunes : il n’y a pas assez de places, repassez dans un moment. Ce sont par contre les parents d’élèves qui ne sont pas dans leur rôle, l’essentiel pour eux est que leurs enfants fassent leurs « devoirs », et puis, tant mieux si leurs enfants maîtrisent Internet. Les parents d’élèves, pas tous, mais la plupart d’entre eux, laissent faire, estimant que cela va aider leurs enfants à évoluer, à apprendre, dans un monde où Internet (surtout Internet chez soi)  est synonyme de haut standing, permettant de se distinguer de la masse. Il est par ailleurs des parents d’élèves très méticuleux, très regardants sur Internet et sur la façon dont leurs enfants exploitent cet outil et dont ils doivent tirer bénéfice. Farouk est de ceux-là ; il nous confie : « Mon fils a quatorze ans, il fréquente les cybercafés comme la majorité des potaches de son âge. Je ne peux pas le surveiller de manière autoritaire, mais je le contrôle de façon régulière et amicale. Je lui dis souvent qu’Internet, c’est bien, mais qu’il ne faut pas en abuser, compter beaucoup sur cet outil, parce qu’il risque de te rendre peu performant en classe. » Farouk regrette cependant qu’il n’ait pas Internet chez lui. « J’aurai aimé que mon fils consulte Internet à la maison, je lui éviterai ainsi les tracasseries dans les cybercafés », a-t-il dit. Dans le monde d’aujourd’hui, les approches éducatives ont profondément changé. La nouvelle génération aussi. On ne peut pas lui faire le reproche d’avoir aimé les nouvelles technologies. Toutefois, si elle fait dans l’excès, cela risque de se retourner contre elle. Les conséquences qui en découleraient, elle les subirait dans quelques années.

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