Et vogue la galère !

Dans le secteur des TIC en Algérie, ça bouge beaucoup et même dans tous les sens mais pas dans la bonne direction. Alors qu’on attendait des débats et des décisions stratégiques sur la 3G, l’e-administration, le haut débit, on se retrouve dans la bourrasque des rumeurs et des informations qui ne font pas avancer notre pays. Le groupe Algérie Télécom, qui a besoin de sérénité pour prospérer, est secoué soudainement par une nouvelle crise. Son ciel s’assombrit tout d’un coup et… coup de tonnerre : son PDG, Hachemi Belhamdi, a été limogé avant d’être réintégré dans son poste puis annoncé partant. Cette petite affaire a occulté une coupure d’Internet mardi 27 mars 2012 de 19 h30mn à 23h15 mn. Les férus de Facebook ont été privés de leur moment de détente et d’évasion. Pour le service communication de l’opérateur, plus de peur que de mal. Il ne s’agit que de « perturbations d’ordre technique », occasionnées par un incident au niveau de l’alimentation en énergie des installations dédiées aux plateformes. Algérie Télécom a tenu quand même à présenter ses excuses à son attachante clientèle. Ce genre d’incidents prouve qu’Internet n’est plus juste un passe-temps d’adolescents en mal de sensations. Aujourd’hui, tout le monde navigue surtout avec la généralisation des smartphones et des tablettes tactiles. On recherche une information, on télécharge un jeu ou on consulte ses mails. Impossible qu’une journée passe sans plonger dans le Net. Certains partis politiques ont compris son importance à la veille de la grande bagarre des élections législatives du 10 mai. Ainsi, Le RND n’a pas trouvé mieux pour sensibiliser les jeunes à aller voter que d’avoir recours à Facebook. Dans ce contexte, une dizaine de bureaux relevant de la formation d’Ahmed Ouyahia ont créé, il y a quelques mois, des comptes au niveau du réseau social en question. Cette initiative ne cesse d’être généralisée pour toucher les bureaux de proximité les plus éloignés du RND.
Cette formation politique a même un site web où on peut consulter les conférences de presse du SG du rassemblement. Ce n’est pas un modèle en soi mais il a le mérite d’exister. Voila qui doit inciter les autres partis à faire autant, sinon mieux pour expliquer leur programme et leur vision politique. Etre sur le Net, c’est avoir une projection sur le Web. Etre sur le Net, c’est l’assurance de toucher un large pan de la jeunesse algérienne qui hante les cybercafés et possède un compte Facebook pour chater mais aussi pour partager des photos et des vidéos. C’est aussi un signe de modernité en ces temps de troubles identitaires.
Loin de la politique, l’ARPT veut remettre de l’ordre dans la jungle des offres promotionnelles des opérateurs de téléphonie mobile. Elle veut plus que jamais porter bien son nom de « gendarme des télécoms ». Elle part en croisade contre ce qu’elle qualifie de publicité mensongère, surtout pendant le mois de ramadhan où les opérateurs multiplient les offres. Une période qui ouvre l’appétit des gains. Cette campagne est louable mais l’ARPT n’a-t-elle pas d’autres chats à fouetter ? Pourquoi ne fait-elle pas avancer le dossier de la portabilité du numéro par exemple ? Pourquoi ne pas aller vers le roaming national ?  Autant de questions qui méritent une réponse. Et la certification électronique dans tout ça ?
Enfin terminons cette chronique par une affaire de plus pour Djezzy. Orascom Telecom Holding (OTH) a annoncé dans un communiqué que la justice algérienne a condamné sa filiale locale Djezzy à une nouvelle amende de 99 milliards de dinars, soit près de 1,3 milliard de dollars. Cette condamnation vient s’ajouter au redressement fiscal déjà subi par l’opérateur et à d’autres amendes infligées par la justice depuis le début du conflit. Alors qu’on attendait le dernier épisode du feuilleton, nous voici encore une fois en train d’assister à des prolongations.
Djezzy résiste sur le marché algérien en restant leader mais l’opérateur voudrait bien en finir avec des rebondissements, digne d’un film d’Alfred Hitchcock. Nedjma, quant à elle, a prolongé le délai de participation à la 6e édition du Concours Media Star. De quoi permettre aux journalistes de se creuser les méninges pour trouver les bons sujets qui vont plaire au jury et décrocher les meilleurs prix. L’Etoile sera là en mai comme de coutume pour distinguer les plus méritants et les plus talentueux. Un grand spectacle majestueux de son et lumière les attend sous un chapiteau…

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