Journée algéro-suédoise sur le développement durable : le concept de «ville 2.0» s'affine

Swidish Trade Concil a organisé une journée sur le développement durable sous le haut patronage du ministère de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement en collaboration avec le ministère de l’énergie et le ministère des ressources en eau, Ericsson et ABB
« Nous avons plus de 20 entreprises suédoises qui travaillent en Algérie », a d’emblée souligné l’ambassadeur de Suède en Algérie, Mme Eva Emnéus, avant d’ajouter : « Nous avons une grande expérience dans le développement durable » soulignant par cela que la Suède peut proposer des opportunités importantes pour les entreprises algériennes et spécialement les nouvelles villes algériennes. Beaucoup d’études dans le monde révèlent que les initiatives numériques déployées dans les nouvelles villes doivent jouer un rôle capital dans le soutien des projets de développement urbains complexes : développement durable, économie de la connaissance, développement économique et amélioration de la vie urbaine des citoyens. Et pour cela, le « smart » est l’élément catalyseur ou le moteur de ces nouveaux concepts. L’intelligence que ce soit dans le domaine de l’électricité, l’eau ou la réalisation de nouvelles villes. Dans un contexte d’urbanisation massive, la représentante de l’EPIC Nouvelle Ville parle de 34 millions d’Algériens qui seront dans les villes en 2020. Et pour cela, il faut concevoir autre chose pour que le citoyen puisse travailler, dormir, consommer et s’amuser. Le développement exponentiel des technologies de communication et d’information auquel on ajoute les nouvelles possibilités d’interventions interrogent directement les nouvelles mutations de la ville qui devient le centre de toutes les innovations. Et pour cela, tous -artistes, chercheurs, architectes, penseurs, politiques, industriels, ingénieurs, militants-  sont conviés à imaginer des formes inédites d’appropriation de l’espace urbain durable et recentré sur le citoyen. La ville est appelée à devenir intelligente et plus encore pour les nouvelles villes qui se doivent de l’être. La représentante de l’Epic Ville Nouvelle va plus loin en affichant des images des nouvelles villes de Boughezoul, Bouinan et El Eulma. Selon une étude d’ABI Research, qui a compilé une centaine de projets de villes intelligentes à travers le monde, en 2010, 8,1 milliards de dollars ont été dépensés pour la création de technologies dédiées aux villes intelligentes, et ce chiffre devrait dépasser les 39,5 milliards de dollars en 2016. Dans un autre registre mais toujours dans le cadre du smart, Andreas Skinnars, DG du STC, met au centre les ICT dans tous les domaines de la ville : transport, eau, électricité. Et c’est là qu’en s’associant étroitement avec les citoyens, les entreprises et les pouvoirs publics, la ville peut mettre en place des mesures écologiques visant à diminuer sa production en CO2. Et c’est là aussi que l’usage des cellules photovoltaïques ou l’utilisation du vent pour la création d’électricité deviendra une nécessité car l’électricité produite et qui n’est pas immédiatement utilisée est perdue. Et c’est là que l’intelligence d’un réseau peut être d’un grand secours en redistribuant cette énergie dans un réseau électrique là où on en a besoin. Les Smartgrid : vaste chantier technique dans le monde entier. Les nouvelles générations de systèmes de distribution et de gestion de l’énergie électrique mais aussi de l’eau, du gaz ouvrent aussi des perspectives de marchés. Les réseaux intelligents doivent permettre aux consommateurs de mieux contrôler leur consommation : attribuer en temps réel la distribution à tel ou tel équipement, identifier les pics de consommation, avoir une vue précise des tarifs de différents opérateurs si le marché s’ouvre. En gros, il s’agit d’une plate-forme permettant de coordonner leurs productions et la distribution aux consommateurs de manière à ce qu’il n’y ait aucune interruption. « Tout est lié », nous dit Yacine Zerouki, DG d’Ericsson Algérie tout en ajoutant que « la distribution de l’eau, de l’électricité et les télécoms font bon ménage car les solutions contribuent à générer des économies pour la ville et à améliorer la qualité de vie au quotidien du citoyen ». En effet, presque tout peut devenir numériquement actif, équipé et interconnecté. Nous disposons des connexions, des processeurs, des outils d’analyse et des ressources nécessaires pour faire interagir des milliers de milliards d’appareils. Les maisons intelligentes sont télé-programmables. Les véhicules intelligents sont capables d’interagir avec le domicile. Les téléphones mobiles intelligents peuvent presque remplacer votre porte-monnaie. Les autoroutes intelligentes savent réguler la circulation. Il faut tout de même savoir qu’entre 2010 et 2020, plus de 55 milliards d’euros seront investis en Europe dans les réseaux électriques intelligents. Aux Etats-Unis, ce sont près de 470 milliards de dollars dans les 20 ans qui viennent. La Chine, elle, a prévu d’y consacrer 101 milliards de dollars entre 2009 et 2020. Tout cela n’a pu voir le jour que parce que les télécoms ont évolué, muri et beaucoup d’innovations vont sortir de terre grâce à la broadband disponible, à l’innovation et au développement électronique et logiciel. Le monde change et la ville aussi car les communications, ce ne sont plus seulement des personnes qui parlent avec d’autres personnes. Ce sont aussi des machines qui communiquent entre elles. Et c’est cela à quoi sert l’Ip et Internet.
 
  A savoir
Qu’est-ce qu’une Smart City
Le terme « ville intelligente » est une traduction du terme smart city (en anglais). Selon Wikipédia, ce concept émergent, et dont les acceptations sont mouvantes en langue française désigne un type de développement urbain apte à faire face aux besoins des institutions, des entreprises et des citoyens, tant sur le plan économique, social qu’environnemental. Une ville peut être qualifiée d’intelligente quand les investissements en capitaux humains, sociaux, en infrastructures de communication traditionnelle (transports) et moderne (NTIC) alimentent un développement économique durable ainsi qu’une qualité de vie élevée, avec une gestion avisée des ressources naturelles, et ce à travers une gouvernance participative. Le terme de villes (plus) intelligentes est largement utilisé comme concept de marketing par des sociétés commerciales et des villes, qui peuvent alors n’en traiter qu’un des aspects.

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