Rencontre algéro-algérienne: Fikra, une autre façon d’échanger

fikraFikra 1.0 a été une journée pleine de rebondissements mais aussi d’idées et de rencontres. Une journée à l’américaine, quoi ! Cette journée, unique par son format, est dédiée au partage, à la rencontre et à la promotion d’idées d’avenir et s’adresse à un très large panel aussi bien de décideurs politiques et économiques, de chefs d’entreprises, d’artistes, de cadres et d’étudiants
La rencontre a été inaugurée par Cherif Rahmani, ministre de de l’Industrie, de la Petite et moyenne entreprise et de la Promotion de l’investissement, qui veut booster l’entreprenariat en Algérie, d’autant plus que pour une population de 37 millions, il n’y a pas plus de 700 000 entreprises qui exercent en Algérie. En effet, plantant le décor dans son intervention à l’ouverture des travaux de Fikra, Cherif Rahmani met en exergue le rôle des idées innovatrices car, dit-il, « nous sommes dans monde qui avance et qui risque de se faire sans nous ». Innovation, inventivité, créativité et esprit d’entreprise doivent être conjugués et mis en avant car cela devient une nécessité absolue. Ce qui pourrait être en résumé son long speech. Tout en demandant à impliquer différents secteurs et départements ministériels afin d’édifier une passerelle entre l’innovateur et l’entreprise. On passe à autre chose, semble dire le ministre. L’Algérie, avec son énorme potentiel humain et capitalistique, peut aspirer à mieux. Et pour mieux chiffrer cela, Reda Hamiani, président du Forum des chefs d’entreprises, parle de 60 milliards de dollars dans l’industrie et les services. Il dira, entre autres, qu’il y a d’« énormes créneaux qui restent vierges dans l’agriculture, le tourisme et l’industrie de la pêche » tout en ajoutant que « le marché existe ». Tandis que d’autres chefs d’entreprises, à l’image de Hassen Khelifati, PDG d’Alliance Assurances, encouragent les jeunes Algériens « à se mettre dans le bain » et à prendre les échecs comme des expériences pour mieux faire.
Du rêve à la réalité a été sans conteste le speech de Nouredine Melikechi. C’est avec une grande modestie que Nouredine Melikechi, physicien atomique Algérien et chercheur à la NASA installé aux Etats-Unis, parle de « rêve » mais aussi de « réalité » et il nous conte son aventure. Pas un bruit. Toute la salle retenait sa respiration. Il expliqua la genèse du projet mais aussi sa participation. Le tout en anglais. Et il termine sa présentation par : « Je ne peux pas terminer sans encourager mes compatriotes et surtout les jeunes à s’intéresser aux sciences et avoir confiance en eux. » Et tout le monde dans la salle se mit à rêver.
La journée fut clôturée par Vinzenzo Nesci et Mousa Benhamadi. Le PDG de Djezzy a prôné « un dialogue dans le respect réciproque pour que nos différences s’additionnent ». De son côté, le ministre Benhamadi a annoncé que le FDAUTIC – Fonds d’appropriation des usages et de développements des TIC – pourrait être ouvert à d’autres sources de financements tout en rappelant qu’il doit y avoir une synergie entre les entreprises et l’université pour construire l’économie du savoir. Menée tambours battants, cette journée à permis à de nombreux présents d’échanger, de parler mais aussi de proposer leurs services dans un cadre convivial. Ce genre de rencontres manque et tout le monde attend la prochaine version de Fikra.

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