Royaume Orange

uneB288« La proportion du trafic géré par Google, poussé sur nos réseaux, et qui fait l’objet d’une monétisation, c’est de l’ordre de 50% », vient de déclarer Stéphane Richard, PDG de France Télécom. Ce qui n’était que rumeur vient de se transformer en dollars. Mais alors comment explique-t-il ce revirement de Google. Le même Stéphane Richard explique qu’« il y a des zones dans lesquelles Google ne peut pas se passer de nous, par exemple en Afrique ». En Afrique, Orange est présent dans dix-sept pays. La seconde mondialisation semble engagée et s’appuie sur une interconnexion technologique très forte et des bailleurs de fonds. Cette Afrique, ce continent délaissé mais vu indifféremment comme un garde-manger, une poubelle ou un centre d’extraction de matières premières, ne sait certainement pas qu’elle engrange du bénéfice pour France Télécom, sans retombée sur le niveau de vie des habitants, comme on dit chez nous : « Ajouter de l’eau à la mer. » Au-delà du fait que les entreprises peuvent faire des partenariats, il reste que les enjeux sont également scientifiques, sociétaux, éthiques, économiques et industriels et, par conséquent, la prise de conscience entraine des implications politiques, économiques, stratégiques et sécuritaires. L’Afrique est en mutation poussée en cela par l’accélération des innovations technologiques et scientifiques mais pas uniquement…

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