L’aéronautique à l’heure des TIC: Les futurs challenges

Le ministre des Transports, Amar Ghoul, a annoncé récemment  à Alger qu’à partir de 2015, une vingtaine d’aéroports seront dotés de systèmes d’atterrissage aux instruments (ILS), qui assureront un atterrissage sûr aux avions. L’Etablissement national de la navigation aérienne (Enna) procèdera fin octobre à la signature des contrats pour l’acquisition de ces systèmes puis à leur installation, début 2015, au niveau des aéroports concernés. Il s’agit de 16 aéroports internationaux et 4 nationaux sur un total de 36 aéroports exploités dans la navigation aérienne civile, a indiqué M. Ghoul, soulignant que les aéroports restants seront équipés avec ces systèmes durant les années à venir. L’ILS est un système d’aide à l’atterrissage des appareils, en les informant des angles menant à la piste d’atterrissage.
Cette opération vient s’ajouter aux nombreux projets que l’Enna compte réaliser en vue d’améliorer la sécurité aérienne en Algérie. Le montant total de ce matériel va osciller entre 6 et 7 milliards de dinars. Le transport aérien devrait au moins doubler d’ici 2050. Pour gérer cette croissance ainsi que les encombrements aériens qui en résultent, il faudra faire appel à des technologies de communication de pointe. L’avion transporte dans le monde plus de 1,6 milliard de passagers en voyages d’affaires ou d’agrément. Elle crée des emplois et ouvre de nouveaux créneaux porteurs, en attirant les entreprises dans le monde développé et les pays émergents. L’acheminement rapide par avions long-courriers des produits et services favorise aussi les échanges économiques et sociaux. En outre, voyager par avion étant de plus en plus abordable, la demande pour les voyages d’affaires et d’agrément ne cesse d’augmenter. Le transport aérien tisse une toile unique à l’échelle planétaire (unissant les peuples, les pays et les cultures) et joue un rôle de premier plan dans l’unification et le développement de la planète. Les clients du monde entier veulent faire plus, en moins de temps. Ils cherchent des façons inédites de mener leurs affaires et de fournir de nouveaux services lorsque la demande est élevée.
Outre le billet électronique, les compagnies aériennes ont introduit peu à peu de nouvelles technologies, comme les bornes interactives d’auto-enregistrement aussi connue en anglais sous le terme de Common-Use Self-Service Check-in Kiosks (CUSS), cette technologie liée à la billetterie électronique vise à généraliser l’auto-enregistrement (auto check-in). Dans la pratique, au lieu de se présenter au comptoir d’enregistrement assigné, le passager dialogue avec une machine qui émet sa carte d’embarquement. En Algérie, cette mesure n’est pas encore appliquée, même pas à l’aéroport Houari-Boumediène pourtant international. Il y a aussi les codes-barres qui visent le remplacement des pistes magnétiques des cartes d’embarquement. Le passager pré-imprime le code-barre directement à partir de son PC ou de son téléphone portable. Cette mesure est aussi peu répandue en Algérie. Il faut dire qu’elle est conditionnée par une généralisation effective d’Internet et la disponibilité d’un haut débit. Le Radio Frequency Baggage Tag Identification (RFID) (voir notre dossier en pages 7,8,9 et 10) vise à remplacer le code-barre identifiant les bagages par une technologie radio. Ces nouvelles étiquettes RFID permettraient de réduire les taux d’erreur de 30 à 40%. Elles permettraient également d’améliorer les systèmes de réconciliation des bagages, qui vérifient que tous les bagages allant en soute correspondent à des voyageurs en cabine.En matière de sécurité, environ 25% des aéroports ont examiné l’utilisation de l’identification biométrique pour leurs employés.Les principaux freins au développement des TIC sont principalement un manque de budget, de stratégie IT au sens large, d’appui des instances supérieures, de normes industrielles et de personnel compétent.

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