Mourad Nait Abdeslam déclare «Tous les produits Azure Cloud sont disponibles et en dinars»

«Avec 30 employés, 5 distributeurs et plus de 100 partenaires, Microsoft est présente en Algérie depuis 12 ans», nous dit Mourad Nait Abdeslam, son directeur général lors du premier breakfast qu’organise, en ses locaux, cette compagnie en direction de la presse avec comme thème principal «le Cloud» et sa disponibilité en dinars en Algérie. Dans le monde, la division Cloud de Microsoft représente un tiers du chiffre d’affaires et plus de la moitié des bénéfices de l’Américain. Quant au marché mondial du «Cloud» public, selon Gartner, il devrait progresser de 17,9 % entre 2011 et 2016 pour atteindre 211,9 milliards de dollars. Et toujours selon Gartner, Il estime que 43% des DSI adopteront le Cloud dès 2015, et que ce taux devrait s’élever à 74 % en 2020.
Il donnera une brève explication sur le développement de sa compagnie et des changements à sa tête avec l’entrée de Satya Nadella comme CEO de Microsoft. «L’Algérie fait partie du groupe MEA – Meadle East, Europe and Africa- et Microsoft a mis en place un MNP -Microsoft National Plan- pour chaque pays».  Pour l’Algérie dira-t-il «trois axes sont choisis : l’éducation, l’employabilité et la PME/PMI».  Pour l’éducation, Microsoft dira-t-il possède un large portefolio qui va des cours à la gestion d’une école mais aussi ce géant du soft veut «accompagner» les PME/PMI en leur mettant à disposition les outils pour mieux se développer. Tout en ne donnant pas de chiffre exact sur son chiffre d’affaires en Algérie, pour des considérations politiques de Microsoft qui ne communique que les chiffres par zone, Mourad Nait Abdeslam dira que «nous sommes en retard mais que ce n’est pas une fatalité».  Et dans ce cadre, il dira que «grâce au Cloud, une PME/PMI peut aller très vite vers l’informatisation et donc mieux gérer son entreprise et in fine gagner de l’argent et des parts de marché» tout en ajoutant que «tous les produits du Cloud Microsoft sont disponibles en dinars à travers nos distributeurs».  Il s’arrête un instant et rectifie en disant «sauf express route qui n’est pas disponible mais je vous confirme que 90 à 95% des produits Cloud Microsoft sont disponibles en Algérie et payables en dinars chez nos distributeurs et accessibles à tous les Algériens».  Toute révolution provoque des bouleversements dans l’ordre établi. Celle du «Cloud computing» n’échappe pas à la règle. En modifiant la façon de consommer l’informatique en entreprise, le «nuage» bouleverse tout et en particulier l’entreprise. Il va de soi, comme le dit le DG de Microsoft, que le succès du «Cloud computing » est étroitement lié à la démocratisation d’Internet. L’entreprise de Santa Clara propose à ses clients d’utiliser le «nuage». Les clients ont accès à ses solutions via Internet et souscrivent à un abonnement mensuel. Ce modèle «Cloud» par excellence «peut séduire  les TPE et les PMI/PME» car «Azure Cloud  repose sur la facturation à l’usage». En effet «Azure Cloud permet aux entrepreneurs d’être plus audacieux, car grâce à la flexibilité du Cloud, le système d’information cesse d’être souvent un frein au développement pour en devenir un accélérateur», explique le DG de Microsoft Algérie.  Ce nouveau business modèle vient bouleverser complètement l’ancien modèle qui reposait sur des licences pour les logiciels et la location, d’une salle serveur et de toute la panoplie télécom. «Avec Azure, l’entreprise achète une licence et immédiatement elle est opérationnelle. Plus besoin de salles blanches, de serveurs, …. » tout en ajoutant que «nous avons aussi des solutions hybrides qui permettent à l’entreprise d’avoir son datacenter et aussi de louer une partie chez nous». Avec Azure, le Cloud Microsoft, l’entreprise peut aller plus vite dans son développement informatique car «c’est une plateforme de la productivité que nous devons réinventer» et  ajoute que «le Cloud c’est une industrie. Pour cela Microsoft a mis en place 19 datacenters repartis dans le monde». Azure est donc un accélérateur car «on peut construire dessus. Que ce soit pour des sites Internet, des applications ou pour du stockage et en plus, Azure est basé sur un paiement d’abonnement ou d’utilisation». Il terminera son speech par «nous voulons être un levier qui permettra le développement des TIC en Algérie». Cela tombe à pic, dirions-nous surtout avec la baisse drastique des prix du pétrole. Dans ce contexte économique, les entreprises algériennes doivent tirer le meilleur parti de leurs ressources pour continuer de créer les produits et services attendus par leurs clients et entrer dans la digital industrial economy – l’économie numérique industrielle de Gartner- qui est avec le Cloud, le web social, la mobilité et la data, les fondations ou ses fondements. Et ce sont les fondements même de chaque activité qui sont questionnés et qui changent les habitudes des clients, qu’ils soient BtoB ou BtoC. Pour le Gartner group, notre vieille économie -industrielle- et la nouvelle économie -numérique- sont en train de fusionner pour donner naissance à un nouveau système : l’économie numérique industrielle (la digital industrial Economy). Quel changement ? Presque tout. Nouvelles fondations technologiques, nouvelles organisations, nouvelles sources de création de valeur, nouveau type de leadership, nouveaux business modèles… Chaque composant du (vieux) système, en se numérisant, se transforme et change aussi la manière de mener les entreprises. Comme le résume très justement, Gartner : “Every company will become a technology company, every budget will become an IT budget and every business will become a digital leader.” Le message adressé aux vieux industriels est donc clair : connectez-vous, sinon vous mourrez. Enfin, les plateformes Cloud, qui permettent de basculer du modèle d’investissement OPEX (dépenses d’exploitation) au modèle CAPEX (dépenses d’investissement), aident à réaliser des économies et à être très réactif au marché. De toutes les manières, ceux qui refuseront de se convertir au digital prennent le risque d’être tôt ou tard… déconnectés !

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