Edito 410: Alger Smart City?

En 1700, la population mondiale était d’environ 650 millions de personnes, dont environ 7 % de citadins. Aujourd’hui, on compte près de 7 milliards de personnes dans le monde, dont 53 % d’urbains soit plus de la moitié de la population mondiale. En 2050, la population mondiale sera d’environ 9,5 milliards de personnes, parmi lesquelles 65 % vivront en ville.
La ville devient donc le centre de la Terre et devient de facto critique. En effet, les villes occupent 2% de la surface terrestre et produisent 80% des émissions de gaz à effet de serre. L’objectif des smartcities est donc d’accompagner cet enjeu sociétal, politique et environnemental. On assiste dans le monde à la construction de villes intelligentes, véritables laboratoires connectés destinés à accueillir des habitants. Et Alger ne veut pas être en retard avec ses spécificités culturelles et spatiales. Pour rendre une ville intelligente, il faut de la donnée, beaucoup de données qui doivent être au service des citoyens, car son traitement repose sur des principes participatifs et de transparence. De plus, son action est une réponse aux attentes et intérêts des citoyens qui habitent la ville. Elle n’est donc ni intrusive, ni un moyen de contrôle de la vie privée. Une ville c’est quoi ? Au-delà de l’infrastructure, une ville c’est son économie, sa mobilité, son environnement, ses habitants, son mode de vie et son organisation. L’idée, donc, consiste à développer des moyens et des solutions aptes à répondre aux besoins de la population tout en préservant les ressources, l’environnement, la santé… Et pour cela, la puissance des outils et technologies IT permet de lancer des analyses de donnée récoltées qui permettent à la ville de gérer finement les leviers économiques, environne mentaux, citoyens… En un mot, c’est permettre à la ville de rassembler ses données en les reliant les uns aux autres pour en définitive une meilleure vie aux habitants, mais aussi de prendre des décisions à un rythme relativement élevé, une organisation très engagée et centrée sur la ville, une organisation qui embrasse toutes les tendances externes. Ce mois, Alger s’est essayée à la Smart City, ce qui a créé un engouement et un espoir sans pareil dans le monde estudiantin.

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