Les roquettes TOS-1A, un enfer venu du ciel, font aujourd’hui trembler les civils ukrainiens, surtout après avoir causé d’importants ravages dans des villes comme Grozny et Idlib. Ces armes redoutables sont désormais déployées dans la guerre en Ukraine, un déploiement qui pourrait avoir des conséquences dramatiques pour les populations prises dans les zones de conflit.
Les TOS-1A : des armes d’une puissance inouïe
Les TOS-1A, surnommées « Buratino » dans l’armée russe, sont des lance-roquettes multiples qui tirent des roquettes thermobariques. Ces projectiles sont parmi les plus ravageurs des armes conventionnelles (celles qui ne sont pas nucléaires), utilisées lors de conflits. Les roquettes thermobariques ont la particularité de créer une explosion extrêmement violente, bien plus intense qu’une bombe classique. En effet, leur fonctionnement repose sur la création d’un aérosol explosif qui, lorsqu’il est détonné, absorbe l’oxygène environnant pour produire une explosion qui peut atteindre des températures de 2 500 à 3 000°C. Une chaleur capable de provoquer des dégâts terribles sur le terrain, mais aussi sur les êtres humains.
Le drame humain qui en découle est particulièrement alarmant, comme l’expliquent les experts militaires. Lors de l’explosion, une onde de choc de haute pression déchire tout sur son passage, des bâtiments aux tissus humains, provoquant des blessures graves et souvent mortelles. Ajoutons à cela la vague de chaleur intense qui se propage, dévastant tout à son tour. Cette arme fait non seulement des dégâts physiques, mais déstabilise profondément les civils qui se retrouvent sous son feu.
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— Michael A. Horowitz (@michaelh992) February 26, 2022
Une arme à l’usage indiscriminé
Bien que les TOS-1A soient une invention russe, elles ne sont pas l’apanage de la Russie. Des armées du monde entier ont utilisé des armes thermobariques dans le passé, et ces armes ont laissé des traces de terreur et de destruction là où elles ont été déployées. Les États-Unis, par exemple, les ont utilisées en Afghanistan pour attaquer des positions talibanes cachées sous terre. Cependant, ces armes ne connaissent pas de distinction entre les militaires et les civils. Leur impact est injustifiable : elles frappent sans discernement, qu’il s’agisse de soldats ou de populations innocentes.
C’est d’ailleurs l’un des principaux enjeux de la guerre en Ukraine, où l’utilisation de ces armes ne fait qu’accentuer le désespoir des civils pris dans les zones de combats. L’objectif des armes thermobariques semble aller au-delà de la destruction matérielle : leur simple présence est un facteur de terreur. Avant même d’être tirées, elles affectent le moral des populations, qui savent que la mort peut surgir à tout moment. C’est une arme psychologique autant que militaire.
L’horreur des sièges : des villes entières en danger
Depuis l’intensification du conflit en Ukraine, les forces russes semblent abandonner l’idée d’une guerre éclair pour se concentrer sur des sièges plus longs et plus destructeurs. La ville de Kharkiv, par exemple, a été ciblée le 28 février par une pluie de roquettes et d’obus. Le gouverneur régional a exprimé son désespoir face à la situation : « Des dizaines de civils sont en train de mourir, en plein jour, alors qu’ils vont à la pharmacie, acheter de la nourriture, chercher de l’eau potable », a-t-il alerté.
Ce type d’attaque ne fait que multiplier les victimes civiles, tout en démoralisant une population déjà à bout. Les cibles sont souvent des infrastructures civiles, des lieux de vie, des hôpitaux, des écoles, des marchés, et bien sûr, des habitations. Si les TOS-1A venaient à être utilisées dans ces situations, la destruction serait encore plus catastrophique.
Russia has now deployed TOS-1 launchers to the outskirts of heavily populated areas. Thermobaric weapons against civilian targets have zero military purposes. It is a WAR CRIME aimed at terrorizing & slaughtering people into submission.
Let’s pray for Ukraine,#prayfortheworld pic.twitter.com/j99Fl6GoKq— Shree Ram Thapa( He / Him / His) (@youth2004) February 26, 2022
Un crime de guerre en préparation ?
L’utilisation de telles armes est au cœur des préoccupations des organisations humanitaires. Amnesty International a déjà dénoncé l’emploi de bombes à sous-munitions par les forces russes, soulignant leur mépris flagrant des règles de guerre qui interdisent les attaques indiscriminées contre les civils. Ces armes, particulièrement dévastatrices, ne peuvent pas être ciblées précisément, ce qui rend leur utilisation absolument inacceptable dans les zones urbaines où vivent de nombreuses personnes innocentes.
Les Nations Unies et la Cour pénale internationale ont d’ores et déjà annoncé ouvrir des enquêtes sur les crimes de guerre perpétrés en Ukraine, en particulier l’usage d’armements tels que les TOS-1A. L’impact de ces armes va bien au-delà de la simple destruction : il crée des traumatismes durables, tant chez les survivants que chez ceux qui vivent dans la peur constante de leur utilisation.
En conclusion, la guerre en Ukraine prend un tournant encore plus sombre avec l’arrivée des roquettes TOS-1A, dont la puissance et l’usage indiscriminé risquent de faire encore plus de ravages. Ces armes ne sont pas simplement une menace militaire, elles sont un fléau humain. Et alors que les attaques se multiplient, il est crucial de se rappeler que derrière chaque explosion, ce sont des vies humaines qui sont dévastées.

