À partir du 1ᵉʳ avril, les foyers chauffés au gaz verront le prix du kWh grimper à 0,1241 €, soit une augmentation de 2,27 % par rapport à mars (Commission de Régulation de l’Énergie). Pour ma part, je me souviens encore de mon dernier hiver : entre la facture et le chauffage d’appoint, j’avais du mal à croire mes yeux !
Des tarifs d’abonnement qui restent stables
Bonne nouvelle pour certains : les frais d’abonnement ne bougent pas. Ceux qui utilisent le gaz pour se chauffer verront toujours un abonnement annuel de 277,42 €, tandis que les autres payeront 114,30 € pour l’eau chaude et la cuisine.
Cette hausse ne concerne pas tous les contrats
Seuls les abonnés engagés sur une offre indexée subiront cette flambée tarifaire. En revanche, ceux qui ont opté pour un contrat à tarif fixe conservent leur prix inchangé, même si ce dernier est actuellement élevé.
Contexte géopolitique et approvisionnement
Derrière cette succession d’augmentations se cache un contexte tendu : le conflit en Europe de l’Est a bouleversé les approvisionnements. Depuis 2022, la France importe majoritairement son gaz des États-Unis, ce qui pèse sur les tarifs (Ministère de la Transition écologique).
Votre facture en chiffres
Pour visualiser l’impact, le site Selectra propose une simulation :
En 2021, 10 000 kWh coûtaient environ 762 €.
Aujourd’hui, pour la même consommation, vous déboursez 1 519 €, soit une hausse de 99,4 % en quatre ans (Selectra).
Le prix du kWh a ainsi bondi de 142 % entre 2021 et 2025, avec une progression de 33,6 % seulement sur les douze derniers mois.
Fixe ou indexé : quel choix faire ?
Face à ces fluctuations, l’idée de bloquer son tarif peut sembler rassurante. Pourtant, un contrat fixe vous enferme dans un prix déjà très élevé. À l’inverse, une offre indexée se réajuste chaque mois selon le Prix Repère Gaz, vous permettant de profiter rapidement des baisses annoncées pour mai 2025.

