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    Trump accuse la Russie d’avoir dérobé une technologie de missile hypersonique aux États-Unis

    À nouveau sur le devant de la scène, Donald Trump a ravivé les tensions diplomatiques en accusant Moscou d’avoir subtilisé une technologie stratégique américaine. Lors d’un discours adressé aux jeunes diplômés de l’armée, l’ancien président a pointé du doigt une prétendue fuite technologique datant de l’ère Obama, impliquant la Russie et des missiles hypersoniques.

    Une déclaration choc en pleine cérémonie militaire

    C’est lors d’une cérémonie militaire le 24 mai que Donald Trump a relancé un accusation explosive : selon lui, la Russie aurait « volé » la technologie des missiles hypersoniques aux États-Unis sous la présidence de Barack Obama. Il n’a pas hésité à désigner directement l’ancienne administration comme responsable d’un manque de vigilance.

    « Ce sont les États-Unis qui ont conçu le premier missile hypersonique, et on nous l’a volé », a-t-il lancé devant un parterre de cadets, ajoutant que ce vol aurait permis à la Russie de rattraper son retard technologique. Aucun élément concret n’est toutefois venu étayer ces accusations.

    Un contexte technologique et géopolitique tendu

    Les missiles hypersoniques constituent aujourd’hui un enjeu crucial pour les grandes puissances militaires. Capables de voler à plus de Mach 5 (environ 6 200 km/h), ces armes sont difficiles à intercepter par les systèmes de défense classiques. Si les États-Unis, la Russie et la Chine travaillent activement sur ce type de technologie, Moscou revendique depuis plusieurs années une avance stratégique, notamment avec le développement de l’Oreshnik.

    Ce missile, selon les autorités russes, dépasserait Mach 10, soit plus de 12 000 km/h. Un chiffre qui suscite autant d’admiration que d’inquiétude, notamment après son utilisation présumée dans une attaque en Ukraine, fin 2024.

    Des soupçons sur la genèse du missile Oreshnik

    D’après des sources militaires américaines, l’Oreshnik serait dérivé d’un projet antérieur : le RS-26 Rubezh, un missile russe développé pour contourner les contraintes du Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (INF). Officiellement abandonné en 2018, ce programme aurait, selon la presse russe, continué en secret.

    Cette hypothèse alimente les spéculations sur l’origine réelle des performances de l’Oreshnik. Pour Trump, cela ne fait aucun doute : « Quelqu’un leur a donné nos plans. C’était un acte délibéré. » Là encore, aucune preuve tangible n’a été avancée.

    Un discours sans fondement officiel, mais lourd de sens

    Ce n’est pas la première fois que Donald Trump accuse la Russie de cyberespionnage ou de vol technologique. En janvier, peu après son retour à la présidence, il affirmait déjà que des données sensibles liées aux fusées américaines avaient été compromises. Des propos tenus sur la chaîne conservatrice Fox News, sans plus de détail ni confirmation par des agences officielles.

    Malgré l’absence de preuves, ces affirmations renforcent la rhétorique de Trump sur une Amérique trahie de l’intérieur, un thème récurrent dans ses discours depuis des années.

    Entre tensions militaires, ambitions technologiques et affrontements politiques, le dossier des missiles hypersoniques devient un terrain glissant. Si les États-Unis conservent des capacités avancées, les déclarations de Trump ajoutent une dimension polémique à un sujet déjà hautement stratégique. Et la guerre des mots pourrait bien, une fois de plus, précéder une bataille d’influence plus large sur le front de la supériorité technologique mondiale.

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    Marc Dubois
    Marc Dubois
    Avec un parcours solide en ingénierie informatique, Marc Dubois est un rédacteur technique expert. Il excelle dans la vulgarisation de concepts complexes et dans l’analyse des tendances technologiques, rendant les sujets IT compréhensibles et intéressants pour les lecteurs de tous niveaux.

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