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    Voitures électriques : la carte grise n’est plus gratuite, ce qui change en 2025

    Si vous comptiez acheter une voiture électrique en pensant économiser quelques dizaines d’euros sur la carte grise, il va falloir revoir vos calculs. Depuis le 1er mai 2025, l’immatriculation des véhicules zéro émission n’est plus automatiquement exonérée. Une petite révolution dans le monde de la mobilité verte, qui pourrait bien refroidir certains acheteurs.

    Fin d’un avantage fiscal pour les véhicules “propres”

    Pendant plusieurs années, les automobilistes ayant choisi de passer à l’électrique bénéficiaient d’un joli coup de pouce : la carte grise gratuite ou presque. Il ne restait à payer que les frais de gestion et d’envoi, soit un peu moins de 14 €. Mais cette époque est révolue.

    Désormais, sauf décision contraire de leur région, les acheteurs d’un véhicule électrique devront s’acquitter du tarif du cheval fiscal, au même titre que pour une voiture thermique. Cette évolution provient de la dernière loi de finances, qui donne aux régions le droit d’appliquer ou non cette exonération.

    Pour les automobilistes, c’est un retour à une dépense non négligeable, en particulier dans les régions où le tarif du cheval fiscal frôle les sommets.

    Jusqu’à 60 euros par cheval fiscal

    Selon les territoires, le montant varie fortement. En Occitanie, il faut désormais compter 54,50 euros par cheval fiscal. En Provence-Alpes-Côte d’Azur, ce sera 59 euros, et dans certaines régions comme le Grand Est ou la Normandie, le tarif grimpe jusqu’à 60 euros, le plafond autorisé.

    Prenons un exemple concret : une Renault 5 électrique, annoncée avec 5 chevaux fiscaux. Si vous l’immatriculez dans l’Aube ou en Haute-Normandie, comptez environ 314 euros toutes taxes comprises pour obtenir votre carte grise. Une somme qui monte encore avec un modèle plus puissant, comme une Tesla Model Y (8 à 10 chevaux fiscaux selon la version).

    Dans un contexte où le prix des véhicules neufs reste élevé malgré les bonus écologiques, ce changement peut peser dans la décision d’achat.

    Les Hauts-de-France font de la résistance

    Heureusement, toutes les régions ne suivent pas cette tendance. Les Hauts-de-France ont choisi de maintenir l’exonération totale pour les véhicules électriques. Un geste cohérent avec leur stratégie industrielle : la région abrite notamment l’usine Renault de Douai, spécialisée dans la production de modèles électriques, ainsi que la Vallée de la batterie, projet structurant pour l’avenir de la filière.

    Sur son site officiel, la collectivité affirme vouloir « encourager la transition énergétique et soutenir une industrie locale compétitive ». Une démarche qui illustre comment certaines politiques régionales peuvent influer concrètement sur les choix des citoyens.

    Une mesure symbolique… mais pas anodine

    Derrière cette nouvelle taxation se cache une question plus large : celle de l’équilibre budgétaire des collectivités face aux transitions énergétiques. Alors que les ventes de voitures électriques augmentent (près de 18 % des immatriculations en 2024 selon l’ADEME), les exonérations généralisées représentent un manque à gagner.

    Certaines régions justifient ainsi leur choix par la nécessité de financer les infrastructures (bornes de recharge, entretien des routes) ou de soutenir d’autres formes de mobilité durable. Reste à voir si cette décision ralentira l’adoption de l’électrique, en particulier dans les zones rurales ou les ménages modestes sont déjà confrontés à un reste à charge important.

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    Marc Dubois
    Marc Dubois
    Avec un parcours solide en ingénierie informatique, Marc Dubois est un rédacteur technique expert. Il excelle dans la vulgarisation de concepts complexes et dans l’analyse des tendances technologiques, rendant les sujets IT compréhensibles et intéressants pour les lecteurs de tous niveaux.

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